Depuis le mois de décembre 2021, Jacques Vendroux officie derrière le micro d’Europe 1. Un changement majeur pour le journaliste sportif, lui qui a passé près de 55 ans sur les ondes du service public. À la rentrée prochaine, l’homme de 74 ans fera partie de l’émission Europe 1 Sport présentée par Lionel Rosso du lundi au dimanche entre 20h00 et 23h30. "Il va y avoir plusieurs rendez-vous avec des thématiques", explique Jacques Vendroux dans un entretien pour Puremédias paru ce 28 juillet. "Par exemple, le jeudi, de 20h00 à 20h30, il y aura un grand responsable du sport dans le studio. (…) Il y aura toujours un décisionnaire du sport. Quoi qu’il arrive. Il y aura aussi une émission, dans un jour à définir, que j’appelle, le titre n’est pas acté, ‘Que reste-t-il de nos amours ?’. Je veux savoir ce que sont devenus, par exemple, Marie-José Pérec, Jean-François Lamour, Marcel Cerdan Jr… Refaire vivre le temps d’une émission les gens qui nous ont éblouis et épatés."
En marge de cette interview, Jacques Vendroux s’est exprimé sur son ancienne maison, Radio France, qui lancera aussi, à travers FranceInfo et France Inter, une nouvelle émission sur le thème du sport à la rentrée : "Ils ne font que relancer ce que j’ai mis en place il y a quatre ans. C’est aussi simple que ça. Ils font un copier-coller. Il n’y a pas beaucoup d’imagination. C’est exactement ce que je faisais. Exactement ! Je suis content pour eux… Je ne veux pas aller plus loin." Jacques Vendroux ne semble toujours pas avoir digéré la manière dont il a quitté le service public en décembre dernier : "Je ne veux plus parler d’eux. Je ne veux plus parler de deux ou trois personnes qui ne méritent pas d’être à Radio France. Ils ont cassé le jouet de certains."
À lire également
À la question de savoir s’il en veut encore à Nathalie Iannetta, la directrice des sports à Radio France, Jacques Vendroux se montre clair dans sa réponse : "À vie ! Vous vous rendez compte ? Moi, j’étais à Radio France depuis 55 ans. Je ne demandais qu’à rester en consultant, simple consultant. Bon, il faut bien que ça se sache…" lance le dirigeant du Variétés Club de France, avant d’expliquer en détail les raisons de son départ : "Quand j’ai quitté la direction des sports de Radio France, ils ont voulu me garder en consultant. J’ai dit oui. Ils m’ont dit : ‘On n’a pas d’argent’. J’ai dit : ‘Je m’en fous’. J’ai accepté par la peur du vide. J’ai accepté l’inacceptable, mais je l’ai accepté. J’ai été payé 128 euros par mois" révèle le journaliste.
À lire également
Par la suite, Jacques Vendroux s’en est pris personnellement à Nathalie Iannetta : "Elle… En octobre dernier, elle s’est permis de dire ce qu’elle a dit à un journaliste de L’Équipe, qui est l’un de mes amis en plus, au sujet d’un mec qui est là depuis 55 ans, qui a une carrière qui n’a rien à voir avec la sienne. Elle a dit : ‘On ne renouvelle pas le contrat de Jacques Vendroux mais on fera appel à lui si on a besoin de lui’. Si on a besoin de lui pour nettoyer les chiottes, pour nettoyer sa voiture, pour aller chercher du coca… Je n’accepterai jamais. Elle n’est pas qualifiée ! Moi, j’ai travaillé avec Jean-Luc Hees, avec Jean-Marie Cavada (anciens présidents de Radio France, ndlr)… Jamais on ne m’a parlé comme ça ! Jamais ! Jamais ! Jamais !"
Jacques Vendroux a également réglé ses comptes avec Vincent Giret, directeur de l’information et des sports de Radio France : "Et l’autre, c’est Vincent Giret. Comme ça, vous savez tout ! C’est le directeur soi-disant des antennes. Il m’a dit : ‘Ce serait bien que tu prennes du recul’. Déjà qu’il fasse la même carrière que moi, après il pourra l’ouvrir ! Pour ça, je leur en veux à vie ! À vie !" Par conséquent, Jacques Vendroux est plus déterminé que jamais à briller derrière le micro d’Europe 1 : "Ce sont des mauvaises personnes dans la profession. Il faut être clair ! Il y en a d’autres de Radio France qui ont dû quitter le groupe à cause d’eux et qui n’ont pas pu réaliser leurs rêves car ils les ont saccagés ! Moi, j’ai eu cette chance d’avoir une proposition intéressante et ce n’était même pas une proposition financière. Mon principal critère était de travailler avec des gens que j’aime et des gens qui m’aiment, de travailler à l’affect. Europe 1 m’a prolongé jusqu’en juillet 2023. J’ai envie de réussir, pour prouver à ceux de Radio France qu’ils ont fait une énorme connerie."
N.O