« Il y a eu pas mal de moqueries entre nous » : Zazie évoque sa relation avec les autres membres du jury de The Voice

Publié le 19 mai 2023 à 8:33
Marechal Aurore/ABACA
Avant les demi-finales de The Voice, Zazie s'est confiée à cœur ouvert auprès de Télé 7 Jours sur son retour dans l'émission après cinq ans d'absence. L'occasion pour l'artiste de 59 ans de notamment évoquer sa relation avec les autres membres du jury que sont Amel Bent, Vianney, Bigflo & Oli.

Qu’avez-vous ressenti en vous installant dans le fauteuil rouge après cinq ans d’absence ?

C’était assez jouissif et excitant. J’ai beau avoir fait plusieurs fois l’émission, dès que les auditions à l’aveugle démarrent, la magie opère, en découvrant ces voix jamais entendues auparavant. Et puis, j’ai d’autres co-coachs. Je connais bien Amel Bent, qui est notre DJ d’after show aux Restos du cœur. Elle mixe très bien !(Rires) J’avais déjà croisé Vianney aux Enfoirés, mais je connaissais peu Bigflo & Oli. J’ai senti qu’on allait bien se marrer, avec ces générations différentes… et j’avais raison ! Il y a eu pas mal de moqueries entre nous, mais toujours avec bienveillance.

Vous avez d’ailleurs souvent plaisanté sur votre âge. Une façon de désamorcer les taquineries de vos camarades ?

Ma mission, c’est de faire de la pédagogie sur ce sujet. En tant que femme, c’est important d’être raccord avec ce que l’on est au plus profond de soi, même si la société nous impose autre chose. Mais au-delà de ça, il y a des moments où l’on est confrontée à notre âge, pas en termes de rides, mais de références

On vous a vue, à plusieurs reprises, émue aux larmes… Y a-t-il une raison particulière ?

C’est une bonne question parce que je vais très bien ! (Rires) Disons que je suis plus proche que jamais de mes émotions. Dans ce programme, on filme ce qu’il se passe, on ne cherche pas à « fabriquer ». Il n’y a pas de calcul. En tant que coach, on ne voit pas les caméras, on oublie leur présence et on lâche le contrôle qu’on a d’habitude à la télé. La plupart du temps, j’essaie de garder une distance. Mais quand les émotions forment un embouteillage, elles sortent. On revient naturellement à ce que l’on est. Et moi, je suis HPE (haut potentiel émotionnel, ndlr).

Considérez-vous cela comme un atout ?

Pour un artiste, ça l’est, car cela donne des antennes sur tout ce qui peut se passer dans une salle de concert, pendant une répétition… ou sur la scène de The Voice. Par exemple, avant de buzzer sur Esmée, qui est atteinte du syndrome de la Tourette, je ne comprenais pas pourquoi elle provoquait en moi une telle émotion : elle n’avait pas la voix la plus belle ou la plus technique. Et puis, quand le fauteuil s’est retourné, j’ai saisi…

Mais cette sensibilité peut se révéler à double tranchant, comme dans les épreuves des Battles et des Cross Battles…

Comme vous dites ! J’ai toujours détesté les Battles, où le coach doit choisir qui reste. Lors des Cross Battles, c’est le public qui décide. Ça peut paraître plus facile pour nous, mais on se surprend à avoir des réactions enfantines, du genre : « C’est pas juste ! » Je n’ai pas compris le choix du public concernant Max Novik. J’ai pris son verdict en plein cœur. Mais je sais qu’on va bientôt entendre parler de cet incroyable artiste. Il travaille déjà sur ses chansons !

Cette saison, vous avez régulièrement souligné la liberté de vos protégés. Une qualité que vous encouragez ?

Je dis souvent aux Talents : « Surtout, ne confondez pas la source et le robinet. Vous serez toujours la source, même si elle peut être boueuse ! Les robinets, c’est ce que l’on vous propose. Les deux métiers sont différents, le nôtre, c’est de garder notre liberté. » Je chéris farouchement la mienne. C’est sans doute pour cela que j’ai une carrière de trente ans.

L’interview de Zazie réalisée par Katia De La Ballina est à lire en intégralité dans le magazine Télé 7 jours. Disponible dans les kiosques dès ce lundi 22 mai.

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