Un oubli qui a fait beaucoup de mal. En 2002 sort au cinéma Se souvenir des belles choses, le premier long-métrage réalisé par Zabou Breitman, qui s’intéresse au thème de la mémoire. Pour l’occasion, l’artiste française fait appel à son père, Jean-Claude Deret, pour pour co-écrire le scénario. À l’arrivée, le film est un véritable succès et obtient trois récompenses à la cérémonie des César 2003 : celui de la meilleure actrice pour Isabelle Carré, celui du meilleur acteur dans un second rôle pour Benard Le Coq, et celui de la meilleure première œuvre pour Zabou Breitman.
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Une fois sur scène, Zabou Breitman procède à un traditionnel discours de remerciements. Seulement voilà, la réalisatrice fraîchement récompensée oublie de saluer son papa. Présente sur le plateau de l’émission En Aparté ce mardi 25 avril sur Canal+, l’actrice aujourd’hui âgée de 63 ans est revenue sur ce moment marquant : "J’oublie mon père. Incroyable ou pas ? Ça m’a totalement troublée. Ça veut dire, je ne sais pas… Est-ce qu’il n’était pas très présent ? Je l’oublie, je l’oublie de le remercier…"
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Une épreuve douloureuse à vivre pour le scénariste Jean-Claude Deret, très peiné par l’oubli de sa fille : "Je crois que ça lui a fait un chagrin monstrueux. Il a eu beaucoup de chagrin, il n’a pas compris et moi j’étais dévastée évidemment. Dévastée ! Comme quoi, il faut toujours écrire son discours !" Pour Zabou Breitman, ce manquement pourrait se traduire par son souhait de couper le cordon à l’époque, comme elle l’explique après de Nathalie Levy : "J’étais dévastée et en même temps je me suis dit : Pourquoi j’ai fait ça ?’ Et je pense qu’il était ultra-présent, très fort, drôle, merveilleux, léger aussi, mais un peu très fort… Et je pense que c’était une manière pour moi de me sortir du truc."
N.O