« Il fait 60 degrés en Espagne ! » : Critiquée, Sandrine Rousseau défend son tweet polémique sur le réchauffement climatique

Publié le 17 juillet 2023 à 12:27
Apaydin Alain/ABACA
La députée écologiste est revenue sur sa récente déclaration qui a fait bondir la communauté scientifique ainsi qu’un grand nombre d’internautes.

Jeudi 13 juillet, Sandrine Rousseau s’est emparée de ses réseaux sociaux afin d’alerter l’opinion sur le réchauffement climatique en postant un tweet qui n’a laissé personne indifférent. La députée écologiste a en effet déclaré « Il fait 60 degrés en Espagne. 60 degrés. ». Et bingo ! Les réactions des internautes ne se sont pas fait attendre. Devant le déferlement de critique, ce week-end, Sandrine Rousseau a adressé un nouveau message à ses followers en postant : « Je dessers la cause du climat autant ou plus que celle du féminisme ? C’est pour savoir. Et sinon je vous expliquerai la démarche du tweet lundi sur BFM et d’ici là lâchez tout votre seum, pas de soucis ».

Chose promise, chose dû ! Ce lundi 17 juillet la députée était à l’antenne de BFMTV afin d’évoquer sa prise de position, vivement décriée par la communauté scientifique comme le souligne la journaliste. Sandrine Rousseau tient a précisé qu’elle avait en premier lieu indiqué dans son tweet qu’elle parlait de la température au sol, avant de le supprimer pour publier simplement « il faisait 60 degrés en Espagne ». Une légère nuance qui fait toute la différence puisqu’en réalité ici on ne parle pas de la température de l’air.

Sandrine Rousseau explique sa démarche « Je l’ai fait pour alerter » débute-t-elle avant d’ajouter « C’est 60 degrés pour les plantes, pour la faune, pour les animaux qui sont au ras du sol (…) qui menace la biodiversité » se justifie-t-elle. La communauté scientifique de son côté annonce que cette température au sol n’est pas un cas nouveau, contrairement à la température en surface qui elle a augmenté de 2 degrés en moyenne. Sandrine Rousseau persiste « Ce sont des températures importantes, moi qui ai travaillé sur les fissures des maisons, 60 degrés c’est ce qu’il se passe dans les fondations des maisons, ce qui fait qu’elles craquent ».

La députée explique qu’elle a voulu alerter et créer de l’action autour du climat afin de produire un effet « wake up » souligne-t- elle « je veux que les gens se réveillent sur la gravité et l’ampleur de ce réchauffement climatique » et de persister face à la journaliste « ce n’est pas une liberté scientifique, il a fait 60 degrés au sol ! » a-t-elle conclue.

Sarah Ibri

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