Laroche Valmont, né en 1949 a commencé sa carrière en tant qu’éditeur de magazines puis il a ensuite tenté sa chance et a connu le succès en 1984 avec le titre T’as le look coco. Invité dans l’émission de Jordan de Luxe ce 8 mars sur C8, l’artiste, aujourd’hui âgé de 73 ans, a profité de son passage dans l’émission pour revenir sur ses premières années en tant que patron de presse.
"J’ai crée des magazines sur les chanteurs. Je voulais rencontrer les idoles de ma jeunesse, plutôt Johnny Hallyday que Claude François, mais j’avais 20 ans, les maisons de disques n’ont pas fait confiance a quelqu’un qui avait pas d’expérience, ils mont filé des reportages sur leurs débutants, mais c’était Mike Brant, Alain Chamfort, Patrick Juvet, François Valéry… En quelques mois, ils sont devenus numéro 1 et mes magazines sont devenus numéros 1 des ventes, ce qui fait que j’ai monté un groupe de presse", a-t-il commencé à raconter.
Il a poursuivi : "Claude François avait repéré, que sans grande compétence, j’avais réussi à monter des magazines et lui avait racheté Podium; nous avons été concurrents et il l’a fait avec un tel talent que, après que j’ai mis au dépôt de bilan Âge tendre et Salut les copains, lui a vraiment été très fort (…) J’ai crée en 1973, Privé, et d’autres magazines; je cherchais pas à faire des coups ou gagner de l’argent, je faisais parce que ça me plaisait. Il a toujours été féroce à tout point de vue; il avait la niaque, c’était un petit nerveux aussi bien au niveau des concurrents chanteurs que de sa vie privée. Personnellement, a part d’avoir crée mon magazine concurrent, il avait le droit, l’année suivante la sortie de Privé, il fait un autre magazine, Absolu, moi ça m’amusait; il était connu dans le métier, Johnny a toujours dit qu’il essayait d’imiter la posture naturelle et spontanée de star comme Johnny qui courtisait les filles qui avaient déjà été courtisées".
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Le chanteur de T’as le look coco est notamment revenu sur un moment où Claude François a mis mal l’artiste Patrick Juvet.
"Ce qui m’a beaucoup marqué, il contactait toujours les gens qui avaient fait un tube. En 72, il a contacté Juvet qui allait faire ce qui est devenu Le lundi au soleil (…) Claude François lui a demandé s’il pouvait chanter cette chanson, Juvet a refusé, mais il a réussi à faire pression par l’intermédiaire de la maison de disques, ce qui fait que Patrick a fini par accepter. Je suis pas le seul à dire qu’il était odieux, ce que je confirme : il convoque Patrick Juvet, Patrick arrive et on lui demande de commencer à chanter, il chante et on le reconduit. Claude François était au dernier étage, il a entendu la chanson, il est même pas descendu lui dire merci ou lui dire que c’était bien, Patrick a eu beaucoup de mal à s’en remettre. Y’a quand même une morale : il a connu une gloire internationale à laquelle Claude François rêvait et qu’il n’a jamais obtenue, avec I love America", a conclu Laroche Valmont.
MM