Karim Benzema "n’avait qu’à ne pas venir (à la finale de la Champion’s League, ndlr) et arrêter d’être arabe aussi". C’est ce qu’a déduit Lilia Hassaine, journaliste de Quotidien, ce 30 mai, après avoir écouté les propos de Pascal Praud, plus tôt, ce lundi, dans L’heure des Pros.
De retour sur CNews, ce mardi matin, l’homme à lunettes a répondu à ces graves accusations, et a expliqué pourquoi ses propos avaient été tronqués. Il a rappelé qu’il n’avait pas du tout tenu Karim Benzema responsable pour les débordements de samedi soir dernier, mais bien les organisateurs du match ! Leur faute ? Ils n’ont pas tenu compte de la popularité de l’attaquant du Real Madrid, dans le quartier où avait lieu la rencontre avec Liverpool.
"Karim Benzema, c’est peut-être le meilleur avant-centre français de tous les temps. C’est le futur Ballon d’or. C’est une icône. C’est pour ça que je dis qu’ils voulaient le voir, à juste titre", a assuré Pascal Praud. Et d’ajouter : "il faut penser aux jeunes de Seine-Saint-Denis, parce que le match a lieu en Seine-Saint-Denis. Peut-être qu’il eut fallu penser à eux, de les faire entrer dans le stade. 1.000 ou 1.500. De faire une opération. Parce que les places sont à 700 euros. Ces jeunes sont privés de leur icône".
De fait, Pascal Praud a accusé la journaliste de "Quotidien" de lui avoir fait dire le contraire de ce qu’il avait réellement dit, en coupant ses propos.
Chez Quotidien, dit-il, "ils ont écouté notre émission hier matin. Manifestement, ils n’ont pas tout écouté. Seulement une petite partie qu’ils ont mis en exergue". Et de compléter : "Madame Lilia Hassaine sous-entend que j’ai pu penser de Benzema, qu’il ne devait pas venir au Stade de France et qu’il n’avait pas à être arabe. C’est ce qu’elle sous-entend. Ce n’est pas agréable". Agacé mais un peu lassé, Pascal Praud a finalement conclu : "C’est formidable, la manipulation".
F.A