Grosse frayeur pour Damien Thévenot avec la patrouille de France (Edition spéciale 14 juillet)

Publié le 14 juillet 2022 à 4:00
© FTV
Lors du défilé du 14-Juillet, l’animateur de Télématin sera à bord de l’un des neuf avions de la Patrouille de France, et survolera lesChampsÉlysées. Pour nous, il revient sur son entraînement de haut vol !

Qui a eu cette folle idée de vous inviter à rejoindre la Patrouille de France ? 

Damien Thévenot : Je ne sais pas, vraiment ! J’ai reçu un message de la rédaction, le 16 mars, qui disait : « Damien, serais-tu OK pour voler avec la Patrouille de France, le 14 juillet ? » Ce à quoi j’ai répondu : « Bonjour. Merci beaucoup, mais vous avez dû vous tromper de Damien ! » (Rires) Sincèrement, je ne pensais pas du tout que ce message m’était adressé. Pourtant, si ! 

Vous avez dit oui, tout de suite ? 

Étonnamment, oui ! Pourtant, je ne suis pas du genre casse-cou et je déteste les manèges à sensation. Mais je m’imaginais déjà dans l’uniforme de Tom Cruise avec Top Gun ! J’étais comme un gamin, puis rapidement, mon entourage m’a demandé si je réalisais vraiment ce dans quoi je m’étais embarqué. Après l’euphorie, je suis passé à une autre phase : celle de la peur d’être malade en plein vol. Par chance, un entraînement était prévu les 18 et 19 avril… 

Mais, avant de suivre cet entraînement, avez-vous dû passer des examens médicaux ? 

Absolument ! J’ai passé des tests pendant une demi-journée, à l’Hôpital d’instruction des Armées Percy, à Clamart (92). L’audition, la vue, un électrocardiogramme… J’ai eu la totale ! On a même mesuré la distance qui sépare mon bassin de l’extrémité de mon genou, afin de s’assurer que je pouvais bien rentrer dans la cabine de l’avion. 

Étiez-vous d’attaque pour l’entraînement ? 

Tout à fait, un peu stressé quand même, en arrivant sur la base de la Patrouille de France, à Salon-de- Provence. Je ne parviens même pas à exprimer ce que j’ai ressenti, tellement c’était impressionnant. J’ai été « surbriefé » sur les consignes de sécurité à respecter, notamment concernant le principe du siège éjectable, en cas de pépin. Heureusement, tout s’est super bien passé, même si j’ai eu un moment de panique durant quelques minutes. 

Racontez-nous… 

Pendant le vol, une alarme s’est déclenchée dans le cockpit. J’ai alerté le pilote, devant moi, qui semblait ne pas savoir d’où cela provenait. Pendant quelques instants, j’ai cru que j’avais malencontreusement appuyé sur un bouton et je me voyais déjà éjecté de l’avion. J’ai eu très peur, mais, finalement, le pilote m’a informé qu’il s’agissait juste de l’alarme annonçant la sortie du train d’atterrissage ! (Rires) 

Quel souvenir gardez-vous de cette expérience ? 

Ce fut un moment incroyable. Mon coeur a été un peu malmené et ma tête secouée comme dans le tambour d’une machine à laver, mais j’ai rencontré des hommes d’une humilité rare, qui prennent le temps de tout vous expliquer. Ils sont l’élite, et préfèrent être considérés comme des ambassadeurs de cette discipline militaire. Je ne regrette pas du tout, d’autant que je n’ai pas eu à utiliser mon petit sac à vomi ! 

Édition spéciale 14 juillet : à partir de 6h30 sur France 2

Interview Adeline Quittot 

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