Génération Hit Machine (W9) Charly Nestor : « Cette émission a visiblement marqué les gens et une époque »

Publié le 8 février 2022 à 13:03
Serge ARNAL/M6
Entre 1995 et 2008, les deux complices ont animé l’un des shows musicaux les plus populaires de la télévision. Ce soir, le duo se reforme pour un prime time empreint de nostalgie. Charly nous explique tout !

Sur les réseaux sociaux, de nombreux fans ont plaidé en faveur d’un retour de Hit Machine. Et c’est chose faite !

Charly Nestor : Cette émission a visiblement marqué les gens et une époque. Certains éprouvent une certaine nostalgie des années 90, où l’on était dans une espèce d’insouciance. Je peux comprendre que, pour eux, cette émission soit liée à des souvenirs. Cela fait plaisir, car j’ai l’impression que Hit Machine a accompagné toute une génération.

Quel est le concept de l’émission de ce soir ?

Tout simplement de se replonger dans l’univers de Hit Machine à travers des prestations musicales en plateau et des séquences vidéo qui retracent les grands moments de l’émission. Les artistes, comme Yannick, les L5, Pascal Obispo ou encore Larusso, ont joué le jeu et sont venus réinterpréter leurs tubes de l’époque.

En découvrant les archives vidéo, on se rend compte que vous avez reçu énormément de stars internationales…

Et nous étions les premiers surpris ! On pensait, globalement, que les artistes nationaux et internationaux n’avaient pas besoin de nous. Mais quand on a vu arriver Julien Clerc, Johnny Hallyday, Renaud, on trouvait cela incroyable. Et quand la première star internationale, Mariah Carey, est venue, on s’est vraiment dit que cette émission, diffusée le samedi matin, devenait un véritable show. Et nous étions ravis !

Le succès de Hit Machine tient aussi au duo que vous formiez avec Jean-Marc Lubin, alias Lulu…

Un duo improbable ! Moi, je suis un peu réservé, Lulu, un peu plus volubile. Ce duo, c’est la rencontre de deux copains. On a commencé comme assistants de Christophe Dechavanne : Lulu s’occupait du Minitel, moi du public. Et puis, on est devenus amis. Je me souviens, lorsque Thierry Bizot (le directeur des divertissements et des magazines de M6, ndlr), « le papa » de Hit Machine, nous a annoncé que l’émission serait programmée le samedi matin à 10 h 30, nous étions dubitatifs. Mais il a eu raison de miser sur cette case horaire, inhabituelle à cette époque.

Qu’avez-vous ressenti au moment de la reformation de votre duo ?

C’est exactement comme une prise que l’on branche ! Cela me surprend, car on ne vit pas ensemble. Mais lorsque l’on se retrouve à l’antenne, le duo reprend sa place comme par magie. Il y a une confiance mutuelle et le même objectif : celui de passer un bon moment.

L’émission de ce soir se ponctue par votre tube Le feu ça brûle. C’était un passage obligé ?

Évidemment. Si on résume, il y a les Beatles, les Rolling Stones et… Le feu ça brûle ! Au départ, cette chanson était une plaisanterie. Et puis, M6 nous a demandé d’animer un Dance Machine spécial boys bands, où on l’a chantée. Dès le lendemain, les maisons de disques nous proposaient d’en faire un disque, puis un clip…

Que faites-vous, aujourd’hui ?

Après avoir passé dix-sept ans aux États-Unis, je fais du consulting pour des productions audiovisuelles en France. L’antenne ne me manque pas du tout. Mais, si je refais quelque chose, ce sera forcément avec Lulu. C’est celui avec lequel je ris le plus.

Génération Hit Machine : la soirée événement; mardi 8 février à 21h10 sur W9

Interview Thomas Gaetner

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