Flavie en France (France 3) – Flavie Flament : « On donne la parole à une France que l’on ne voit pas assez »

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:24
© Antoine FLAMENT - France Télévisions
INTERVIEW. Flavie Flament installe chaque semaine ses valises dans une nouvelle ville et met en lumière ses trésors culturels, autant qu’humains. 

Quel est le concept de Flavie en France ? 

Flavie Flament : C’est une émission résolument positive, qui donne la parole à une France que l’on ne voit pas assez, celle d’où je viens : la province. On y parle de nos régions, de leurs richesses culturelles, mais aussi humaines. Une France dynamique, solidaire, entreprenante. Chaque semaine, on s’installe dans une nouvelle ville.  On y parle de cuisine, d’artisanat, de talents. Tout ce que j’aime ! 

Vous n’êtes pas seule à l’antenne, n’est-ce pas ? 

À mes côtés, il y a Victor Dekyvère (photo). Il est un peu notre guide touristique et culturel, quand je m’occupe davantage des interviews et met le projecteur sur des initiatives locales. Valentine Sled intervient également deux fois par semaine, avec des reportages gourmands. 

Les débuts de l’émission se sont déroulés à Libourne, en Gironde, puis à Saint-Quentin, dans l’Aisne. Des choix surprenants… 

Nous souhaitons nous rendre dans des petites villes et mettre en avant des communes dont on ne parle pas assez. Peut-être, un jour, ira-t-on dans des villages ? À Saint-Quentin, nous avons rencontré un ébéniste qui évoque le geste, la transmission. On y parle aussi musique, avec le pianiste Kit Armstrong, né à Los Angeles, de parents taïwanais. Il s’est installé à Saint-Quentin, dans une église désacralisée.

Flavie en France : Le retour du Schmilblic

Le Schmilblic fait son retour dans l’émission. Pourquoi ? 

Au départ, j’étais un peu sceptique. Je connaissais le jeu, mais plutôt par le sketch de Coluche. Aujourd’hui, c’est ma pépite. J’adore ! C’est le seul jeu télé qui va à la rencontre des Français. Les gens y participent spontanément. Il se passe quelque chose d’humain, de chaleureux. Sans oublier que sa prononciation est un casse-tête permanent. Et puis, à ma grande surprise, plein de jeunes s’y intéressent : certains viennent même y participer à l’intercours. D’autres tentent aussi de me soudoyer pour essayer d’avoir un mot d’excuse. En vain, bien sûr, je le précise ! (Rires) 

Ils connaissaient le jeu ? 

Pas au départ. Mais ils se renseignent, apprennent toutes les règles… et finissent par les connaître mieux que moi ! 

Envisagez-vous d’aller un jour dans les Dom-Tom ? 

J’adorerais ! Si, un jour, on peut partir là-bas, je saute dans l’avion sans hésiter. 

Quelle est la région française où vous vous sentez réellement chez vous ? 

Sans hésiter, en Bretagne, du côté de Saint-Malo et de Dinard. C’est ma région d’adoption. J’aime tout, là-bas : la Côte d’Émeraude, la mer, le vent, les gens… rien que d’en parler, je me sens transportée. 

Êtes-vous aujourd’hui en accord avec l’image que vous renvoyez ? 

Avec Flavie en France, oui, indubitablement. Je suis enfin en vérité avec moi-même. 

Flavie Flament évoque son départ de Télématin

Mais pas avec Télématin, que vous avez présenté, la saison dernière, avec Julien Arnaud ? 

Une telle émission vous dévore. On se lève à 3 h 30 tous les jours. On perd toute vie sociale et familiale. Et, surtout, c’est un concept où il faut se conformer. Or, je ne veux plus me conformer. J’ai adoré l’expérience, mais j’ai compris dès le mois de décembre que je ne me voyais pas la présenter plus d’une saison. Aujourd’hui, j’ai retrouvé mon sommeil, mes proches, le temps d’écrire… ma vie, quoi ! 

Flavie en France, à 11.20 sur France 3

Par
Anne Lenoir