Faux membres de la BRAV-M dans TPMP : « Il y aura des sanctions administratives », annonce le préfet de Police de Paris

Publié le 6 juin 2023 à 15:18
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Deux mois après la séquence trompeuse de "Touche pas à mon poste" sur C8, où en est l'enquête sur les vrais et faux policiers qui ont témoigné ?

L’affaire avait fait grand bruit. Le vendredi 31 mars dernier, quatre hommes vêtus de cagoules et d’uniformes de police ont témoigné dans Touche pas à mon poste. Cyril Hanouna avait annoncé qu’ils faisaient tous partie de la BRAV-M – une fausse information également relayée par le bandeau en bas de l’écran – avant que l’un d’eux ne précise qu’ils étaient seulement deux à être membres de cette brigade motorisée. Mais il s’agissait encore d’un mensonge.  Le soir-même sur Twitter, la préfecture de police avait réagi à ces soi-disant témoignages de policiers anonymes : "Ces personnes n’appartiennent pas à la BRAV-M. En tout état de cause, la préfecture de Police ouvre une enquête administrative et saisit la procureure de la République de Paris". Les jours suivants, la production et Cyril Hanouna s’étaient défendus en minimisant le fait que l’un des témoins avait été révoqué, ce qui n’avait pourtant jamais été mentionné à l’antenne.

Plus de deux mois plus tard, où en est cette enquête ? Ce mardi 6 juin 2023, le journaliste Marc Fauvelle recevait le préfet de Police de Paris dans sa matinale sur Franceinfo. Laurent Nuñez a expliqué que l’enquête judiciaire est toujours "en cours", mais qu’il a été informé des "conclusions de l’enquête administrative". "Sur ces quatre fonctionnaires de police, un n’était plus fonctionnaire de police, un autre ne relevait pas de mon autorité et n’était pas membre de la préfecture de police mais d’un autre service de police… d’un autre département pour être précis. Et il y avait deux fonctionnaires qui relevaient de la préfecture de police qui n’étaient pas et n’ont jamais été membres de la BRAV-M", a déclaré celui qui sait d’ores et déjà que les "deux fonctionnaires qui relèvent de (s)on autorité" seront sanctionnés.

"Ils ont menti mais ils ont surtout communiqué sans en avoir l’autorisation. Et c’est pour cela qu’il y aura des sanctions administratives (…) Il m’a été proposé d’en faire comparaître un en conseil de discipline et, pour un autre, de prononcer une exclusion temporaire de fonction de trois jours. Je suivrai les recommandations de l’IGPN", a ajouté le préfet de police avant d’évoquer le cas du policier révoqué qui se prétendait être leur porte parole : "Il a usurpé la qualité de policier donc c’est encore plus grave. En ce qui le concerne, l’enquête judiciaire est en cours et là, ça relève plutôt du judiciaire". 

Hugo Mallais

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