Ancienne figure emblématique de Touche pas à mon poste ! Enora Malagré était l’une des chroniqueuses de la première heure du talk-show de Cyril Hanouna, diffusé d’abord sur France 4 en 2010, avant de connaître un succès retentissant sur D8, l’ancêtre de C8. Après plusieurs saisons, et des records d’audiences, E nora Malagré a décidé de claquer la porte de l’émission en 2017. "Cela fait plusieurs mois que je me pose des questions sur mon avenir à la télévision et sur ma place dans Touche pas à mon poste. Je crois justement que je n’y trouve plus ma place. Alors je vous annonce ce soir que je vais quitter, que je quitte officiellement Touche pas à mon poste". Avait-elle annoncé à l’époque sur ses réseaux sociaux.
Enora Malagré : "J’ai fait une carrière n’importe comment"
Aujourd’hui, Enora revient sans détour sur cette période de sa carrière, dans un entretien accordé au média Néo et Lou. Elle porte un regard franc et amer sur ses années passées autour de la table des chroniqueurs de C8 : "J’ai fait une carrière n’importe comment. Ça a été dur, j’ai traversé quelques tempêtes, j’ai fait aussi des choses que je regrette beaucoup, des mauvais choix. » a-t-elle admis en évoquant son personnage caricatural sur C8 : "Jouer la gourde, la sexy, l’hystérique, je pensais que c’était ça qu’allait marcher. […] Et puis en fait non, ça m’a détruite" confie-t-elle avec franchise.
"J’aurais bien aimé qu’on me tende un peu la main"
Et de poursuivre : "J’aurais bien aimé qu’on me dise : ’Ma cocote ce que tu fais là ça va rester. Ce n’est pas le bon endroit. Tu vaux mieux que ça. Fais attention. Tu te gâche’. J’aurais bien aimé qu’on me tende un peu la main". Désormais tournée vers le théâtre, où elle s’épanouit pleinement, Enora s’est imaginé les conseils qu’elle aurait voulu donner à la jeune femme qu’elle était : "Je lui dirais à cette jeune fille de s’accrocher et de rester dans le théâtre. Je lui dirais : ’Ne va pas dans la télé, tu vas y perdre trop. Tu vas perdre toute ta force, on va tout te prendre et on ne va pas te laisser grand-chose".
"C’est difficile de se dire qu’on a participé au sexisme collectif"
Parmi ses plus gros regrets, Enora Malagré reconnaît avoir « fait des bêtises» et n’élude pas sa part de responsabilité dans l’image qu’elle véhiculait. "C’est difficile aussi ça, de se dire qu’on a participé, qu’on a fait des erreurs, qu’on a exposé de soi une image qui a participé au sexisme collectif. C’est ça qui est difficile à se pardonner " a-t-elle conclu.