Comment est née l’idée de cette collaboration avec Le Magazine de la Santé ?
Enora Malagré : Je connais Marina Carrère d’Encausse depuis mes débuts à la télé. C’est une amie doublée d’une femme extraordinaire. Au printemps dernier, lorsque j’ai été invitée pour parler de mon combat contre l’endométriose, elle s’est dit que ce serait sympa que je vienne régulièrement pour parler d’associations. Je suis en effet très investie dans la vie associative. Je collabore avec beaucoup d’entre elles, notamment celles qui s’occupent de la santé de la femme. Ce sera pour moi l’occasion de les mettre en lumière. Je ne serai pas là pour pousser des coups de gueule. Ça je l’ai fait dans une autre émission (ndlr : TPMP)
Quelles sont les autres causes féministes qui vous mobilisent ?
Les féminicides bien sûr dont le nombre n’a jamais été aussi élevé. L’inaction de la justice face à ce phénomène me fait vomir. Je suis aussi préoccupée par la fragilisation du Planning Familiale qui souffre d’une baisse des budgets. On a l’impression d’être entendues parce que nos voix sont relayées par les réseaux sociaux et des personnalités publiques. Mais dans les faits, sur la question de l’égalité homme/femme y compris sur la santé, on n’y est pas encore.
Quelle sera la nature de vos interventions dans le magazine de la santé ? Allez-vous réaliser des reportages ?
J’interviendrai deux fois par mois en alternance avec Véronique de Villèle. Nous allons bientôt avoir une réunion pour définir la forme que cela pourra prendre. Ce sera en fonction du temps de préparation. Toutes les options restent ouvertes pour le moment.
Vous avez arrêté la télé en 2017, notamment votre collaboration dans TPMP sur C8. Regardez-vous encore l’émission ?
Non, je ne regarde plus du tout l’émission. Cela ne correspond pas à mes horaires car je suis le plus souvent au théâtre.
Avez-vous gardé des liens avec les chroniqueurs ?
Je suis surtout restée en contact avec Thierry Moreau. J’ai aussi des nouvelles de Camille Combal et Jean-Luc Lemoine, lesquels font de très beaux parcours télé.
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Et Cyril Hanouna ?
Je l’ai régulièrement au téléphone. Nous sommes très amis. On se connaît depuis 20 ans. Nous ne sommes pas fâchés. Il a bien vu que je n’approuvais par le tournant éditorial de l’émission. Cyril est très heureux pour la suite de ma carrière. Il est même venu voir toutes mes pièces. Il reste comme un parrain pour moi.
Justement qu’en est-il de vos activités de comédienne ?
Je vais être en tournée à partir de Janvier avec Le Bal des vautours, une belle comédie mise en scène par Olivier Macé. J’aurais notamment pour partenaires Elisabeth Buffet et Shirley Bousquet. Côté Cinéma, je vais tourner dans le prochain film de Marjane Satrapi. J’ai aussi décroché un gros rôle dans un autre film dont je ne peux encore parler.
Et la fiction télé ? Vous cochez pourtant toutes les cases pour devenir une héroïne récurrente…
Les décideurs de télé sont plus lents à la détente. Ils pensent sans doute que je suis encore trop marquée par mon personnage dans TPMP. Les choses peuvent évoluer, faut l’espérer.
Avez-vous définitivement renoncé à devenir mère ?
Non pas tout à fait car il n’y pas que la voie biologique pour le devenir. Certes, j’ai fait une croix sur le fait d’être enceinte et ça reste pour moi une blessure douloureuse mais je songe à l’adoption. Je suis en ce moment en pleine période de réflexion.