La saison dernière, l’émission a réuni en moyenne 688 000 téléspectateurs (100 000 de plus que la saison précédente). Peut-on parler d’un « effet Tran Nguyen » ?
Émilie Tran Nguyen : Ce n’est pas à moi de le dire ! (Rires) Je fais tout pour y apporter ma touche et, dès le départ, je me suis sentie comme un poisson dans l’eau dans cette émission. En société est un programme qui peut être très sérieux, qui impressionne et, moi, je suis là pour le désacraliser. Avec Thomas Snégaroff, on décortique l’actualité de la semaine, on reçoit des invités que l’on n’entend pas souvent.
Y a-t-il certaines évolutions que vous avez mises en place, pour cette saison ?
La première année, c’était la classe découverte. Aujourd’hui, l’émission me ressemble. On parle de sujets sérieux, mais avec le sourire et un seul objectif : rendre l’information accessible.
À lire également
Vous êtes aussi chroniqueuse dans C à vous (France 5). Cette saison, vous endossez un nouveau rôle, celui de « porte-parole ». Expliquez-nous…
Cela s’appelle #CàVousDeRéagir. Chaque jour, sur un sujet d’actualité, je recueille l’avis, les interrogations et les inquiétudes des téléspectateurs, via les réseaux sociaux. Je reçois quotidiennement des centaines de réactions sur Facebook, Instagram ou X. Face à une société qui se polarise, notre métier est d’essayer de rassembler et de faire en sorte que les gens soient représentés à l’antenne.
Les réseaux sociaux, c’est un passage obligé ?
C’est un terrain que j’ai envie d’investir. La télé a toujours été présente dans ma vie et a contribué à faire mon éducation. J’ai 40 ans, je ne suis pas née avec ces nouveaux outils, mais j’ai grandi avec. Je crois encore aux « vieux » médias. Mais, pour parler au plus grand nombre, on ne peut pas ignorer les réseaux sociaux. C’est un espace de liberté différent et je m’y sens très à l’aise.
À lire également
En 2024, vous réalisiez le documentaire Je ne suis pas chinetoque, où vous dénonciez les clichés sur les Asiatiques en France. Avez-vous d’autres projets de ce type ?
Je m’intéresse aux mères en révolte, à ces mamans persuadées que leur enfant est victime de violences sexuelles de la part de l’autre parent, et à qui l’on retire quand même la garde de leur enfant (un sujet aussi traité dans le documentaire Mères en lutte , le 8 octobre, à 22 h 55, sur France 2, ndlr). J’ai aussi enregistré le pilote de podcasts, avec Mediawan Sport, qui donnent la parole à des sportifs, mais autrement. Moi qui ne suis pas spécialisée dans ce domaine, je veux leur parler des émotions, du mental, de tous ces à-côtés qui font qu’ils sont devenus des champions.
À lire également
Vous avez toujours rêvé d’être journaliste ?
J’ai mis du temps à trouver ma vocation. Je viens d’une famille qui ne connaît personne dans ce milieu. Et puis, j’ai grandi à Clermont-Ferrand, où il n’y avait pas d’école pour apprendre ce métier. Finalement, le journalisme, c’est comme l’amour : quand j’ai fait mon premier papier pour le quotidien La Montagne, j’ai su que c’était « lui » !
En société, à 18h30 sur France 5