Echappées Belles (France 5) – L’escapade de Jérôme Pitorin entre Madrid et Tolède

Publié le 4 mai 2024 à 13:45
A. HANSLIK/BO TRAVAIL !
Le temps d’un weekend, Jérôme Pitorin nous entraîne à la découverte de la capitale espagnole et de ses environs. Avec, comme toujours, l’idée de sortir des sentiers battus !

Si vous n’avez jamais dégusté, à 4 heures du matin, un chocolat chaud bien tassé accompagné de churros croustillants, ou savouré, comme Jérôme Pitorin, une bouchée de tortilla de patatas les yeux mi-clos, avec une vue sur les moulins de Don Quichotte au soleil couchant, cette émission consacrée à Madrid et à Tolède (sa petite soeur, voisine d’environ 75 kilomètres) a tout ce qu’il faut pour vous dépayser ! Du moins, le temps d’un week-end. Accompagné de son équipe, l’animateur globe-trotteur s’immerge dans la vie madrilène, en commençant sa visite avec Olivier Bernoux, un Français exilé volontaire dans la capitale espagnole pour relancer l’art de l’éventail.

« C’est l’accessoire de séduction par excellence », explique ce designer, dont les modèles en plume, brodés à la main, peuvent se vendre jusqu’à 1 600 euros. Le créateur en profite pour donner un rapide cours de discussion, via éventails : « Au XVIIIe siècle, on s’en servait pour passer discrètement des messages. Un éventail ouvert rapidement, puis fermé et porté à l’oreille droite par une jeune femme signifiait qu’elle s’intéressait à l’homme qui la regardait. Si elle l’ouvrait à nouveau, en montrant cinq plis, cela voulait dire que le rendez-vous était fixé à 5 heures. » Un peu plus tard, Jérôme fait la connaissance de Maïté Ortega, une autre artiste. Celle-ci récupère des photos anciennes dans les brocantes et au marché, aux puces de Madrid, qu’elle couvre ensuite de broderies et qu’elle transforme en oeuvres d’art. « Je tisse ainsi un lien entre le passé et le présent. » 

PATRIMOINE CULTUREL ET HISTORIQUE 

Le voyage continue avec une visite insolite : la Manufacture royale des tapisseries, créée au début du XVIIIe siècle, où l’on découvre, auprès de Pilar Lopez, cet art qui tombe peu à peu en désuétude. Plus de vingt tonnes de laine sont conservées dans les réserves pour fabriquer ou restaurer des tapis venus parfois du bout du monde L’animateur s’échappe ensuite de Madrid (3, 3 millions d’âmes) pour explorer Tolède, son éternelle rivale, dont les 86 000 habitants, fiers et plaisantins, ont l’habitude de dire : « Pour nous, Madrid, c’est juste un joli quartier de Tolède ! » L’occasion pour Jérôme Pitorin de passer la nuit dans l’ancienne chambre du guitariste Paco de Lucía, maître du flamenco contemporain, disparu en 2014. 

Et de découvrir que le Puy du Fou a exporté son concept de parc à thème en Espagne : en 2021, une antenne a été ouverte en périphérie de la ville, avec des spectacles de cape et d’épée retraçant l’histoire du Cid, la bataille de Las Navas de Tolosa… À Tolède, on fabrique encore des glaives comme le faisaient les Ibères il y a plus de 2 500 ans. Toni est l’un des derniers forgerons à perpétuer cette tradition et à façonner des armes, que l’on collectionne et que l’on peut voir aussi dans des séries ou des films (Game of Thrones, Le Seigneur des anneaux…). De quoi ravir Pitorin, une épée à la main, mais pas de le convaincre d’apprendre à la manier comme à l’époque des conquistadors, aux XVe et XVIe siècles ! 

Echappées Belles, samedi 4 mai à 21h00 sur France 5

Par
Frédérick Rapilly