Djébril n’a pas mâché ses mots. Quelques jours après avoir foulé la scène mythique de l’Accor Arena, dans le cadre de la tournée des anciens candidats de la Star Academy, l’ex-participant a partagé sur Instagram ses sentiments contradictoires après des semaines passées sur les routes de France et de Belgique. Si sur scène la bonne humeur et la complicité régnait entre les jeunes artistes, en coulisses, il dit avoir ressenti de la discrimination à son égard. "Je me considère comme un survivant de l’émission", a-t-il déclaré sur son compte Instagram, pointant du doigt des discriminations, des exclusions et des inégalités de traitement tout au long de son aventure. Selon Djébril, certains élèves étaient "favorisés" par la production, tandis que lui se sentait constamment mis à l’écart, ni respecté en tant que personne ni en tant qu’artiste.
Ce sentiment a été renforcé par l’atmosphère ambiante, qu’il qualifie de "climat de division" qui lui a donné l’impression de "ne pas être à sa place". Face à ce coup de gueule, sa professeure de chant de l’aventure Adeline Toniutti réagit. Lors d’un entretien accordé à Voici, la chanteuse déclare : "Je n’étais pas tout le temps avec eux. Je ne sais pas comment il l’a ressenti. Je ne suis pas collée à eux 24h/24. Après, si quelqu’un a un ressenti, je pense qu’il faut l’entendre". Elle poursuit : "Peut-être que la prod ne l’a pas vu du même angle, je n’en sais rien. Mais en tout cas, s’il a besoin de s’exprimer sur ça, il a raison".
Le titre coup de poing de Djebril après Star Academy
"C’est important. Les artistes, nous sommes là pour exprimer ce qu’on ressent, véhiculer nos émotions. Je ne veux pas trop commenter ça, car je n’étais pas là tout le temps", ajoute celle qui n’a pas été reconduite pour la troisième saison de Star Academy. Elle assure avoir toujours fait preuve de "bienveillance" et de "professionnalisme" lors des évaluations des académiciens, ainsi que dans ses commentaires. De son côté, Cécile Chaduteau, l’ancienne professeure d’expression scénique, dit ne pas comprendre ce coup de gueule : "Je ne sais pas pour quelles raisons c’est dur pour lui […] J’aimerais bien savoir avec qui ça ne se passe pas bien. Je ne sais pas ce qui lui est arrivé. Ça m’attriste, hein. Je ne sais pas. Je ne suis pas au courant".
Son ressentiment, Djebril le chante dans son son premier single Privilèges. "J’suis parti à l’aveugle en pensant être à l’abri / C’est pas l’histoire à laquelle je m’attendais, eh ouais / Naïf j’étais de croire que ma place était ici / Le reflet que j’projette te semble erroné / Taffer vingt fois plus pour espérer qu’on m’écoute / Témoin de mépris, en criant, j’crois que je m’essouffle", dénonce-t-il avec son morceau chargé d’émotions et symbole de sa renaissance.