Destination X (M6) : « J’y suis allée la fleur au fusil », Hélène remporte la première édition de l’émission !

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 21:02
Thomas BRAUT / M6
Clap de fin pour Destination X ce mardi 6 février. C'est Hélène qui sort grande gagnante de cette première édition française de l'émission et remporte les 50 000 euros en jeu. Télé 7 jours s'est entretenu avec la maman de deux enfants très fière de cette belle victoire et à raison ! 

Pensiez-vous un jour participer à une émission de télé réalité ? 

Hélène : C’est complètement différent et ça a rien à voir avec toutes les télé-réalité que l’on peut voir. Jamais, jamais, de toute ma vie, je ne pensais participer à une émission parce que je ne me suis même pas inscrite à un casting ou autre pour ce jeu. En fait, on est vraiment venu me chercher via mon compte Instagram donc je n’étais pas du tout en demande et à la base je ne regarde même pas forcément ce genre de contenus. En fait, c’est une surprise du début à la fin (rires).

Comment vous a-t-on approchée exactement sur Instagram ? 

La personne qui m’a castée m’a dit : "On veut des gens qui sont un peu comme tout le monde, des gens de la vraie vie, qui travaillent, qui ont des enfants, une maman, un métier, des loisirs, des passions, etc". Je ne savais même pas que mon compte Instagram était public à l’époque et la personne qui m’a contactée m’a écrit un commentaire sous l’une des photos d’un concours d’équitation qui date de 2020 en me disant qu’elle m’avait envoyé un message privé. J’ai cru à une blague et je lui ai donc répondu en disant que je voulais bien qu’on en parle au téléphone, histoire d’essayer de cerner un peu plus la personne à qui j’avais à faire. Le contact est bien passé puis, sans m’en rendre compte, j’ai passé toutes les étapes en me disant : "Tu n’as rien à perdre, strictement rien à perdre, tu n’as rien demandé, tu ne joues pas ta vie, tu n’as rien à perdre". Et puis, je me suis retrouvée dans le bus (rires) !

Qu’est-ce qui vous a motivée à participer à une telle émission ? 

La peur de voir six mois plus tard un super concept à la télé et d’être passée à côté (rires). En fait, c’était vraiment de me dire je ne sais pas dans quoi je me lance mais si je vois un truc de rêve à la télé et que je me dis que j’aurais pu être là, j’avais peur d’être écœurée et de me dire que je suis passée à côté de quelque chose d’énorme. Et c’est que ça qui m’a fait avancer jusqu’à ce que je monte dans le bus en tout cas. 

Vous êtes-vous préparée d’une manière particulière ? 

Non, pas du tout ! On va dire que j’y suis allée la fleur au fusil (rires). Je suis sportive de base, je cours beaucoup de marathons, donc l’endurance, je savais que là-dessus, je pouvais compter sur mes acquis. Je pensais partir dans une sorte de chasse au trésor au départ. Et en fait, le secret était tellement bien gardé que jusqu’au bout je ne savais pas à quoi m’attendre, donc comment me préparer ?

Vous ne saviez vraiment rien avant le début de l’aventure ? 

Quand on a signé le contrat, c’était un contrat pour une sorte de chasse au trésor. Même le titre de l’émission, nous ne l’avions pas. On nous avait vraiment parlé d’une chasse au trésor, en Europe. Et la veille, le dimanche, on a eu le vrai nom du jeu, on a eu le vrai avenant au contrat. Lors du tournage, tout le monde a toujours été très bienveillant et très rassurant. Et puis, on savait que l’on ne partait pas sur une émission comme l’île de la tentation (rires).  

Comment avez-vous vécu cette aventure ? 

Honnêtement, la première semaine a été très très dure pour moi parce que j’ai découvert l’enfermement et la sédentarité et c’est ce qui m’a pesé le plus tout au long de l’aventure. J’ai commencé à apprécier quand on est arrivé en Slovénie. Là, ça a été la révélation pour moi et je me suis éclatée. Je ne voulais surtout pas sortir. Le fait d’être coupée de ma famille, ça a été dur aussi car le manque était très fort et très présent. Puis, plus on avance dans l’aventure, plus on est tellement dans le jeu que le manque se fait moins ressentir même si je ne dis pas qu’ils ne me manquaient plus. Et eux l’ont vécu de la même façon à la maison en fait. 

Vous n’avez remporté que quelques indices au cours de l’aventure. Comment ne pas baisser les bras ? 

Je l’avais dit dès le début de l’émission : je n’abandonne jamais. Je suis un requin et je ne lâche jamais (rires). Donc je tente puisqu’il y a une part de chance bien sûr, et je pense qu’à un moment, on a tous eu une part de chance. Je l’ai découvert au fur et à mesure des épisodes. Des indices, j’en ai gagnés mais pour moi, le plus dur n’était pas de les gagner, c’était de les comprendre correctement et de me faire confiance aussi sur mon interprétation. Il fallait que j’ai le déclic de me faire confiance et de m’écouter. Ça, je ne l’ai eu que dans l’épisode de ce soir lors de la finale. J’ai placé mon X en moins de 30 secondes en me disant : "De toute façon, je n’ai rien d’autre alors je ne cherche pas plus loin".

Ça se passait comment dans le bus ? Vous n’aviez pas le temps de vous ennuyer ? 

Eh bien alors moi… j’ai beaucoup dormi (rires). Ils sont gentils, ils ont beaucoup coupé, on ne le voit pas, mais j’ai vraiment été une très bonne dormeuse dans le X bus. D’ailleurs, pour l’anecdote, à un moment, Angie et moi on a mis en place une stratégie quand on n’était encore quatre. On s’est dit qu’on allait dormir chacune notre tour, comme ça l’autre surveille le soleil, prend des notes et inversement. Notre stratégie a duré dix minutes et nous sommes endormies toutes les deux (rires). Après, il y a eu pas mal de moments de rigolade, on avait un peu de jeux de société, on a eu des mots fléchés donc non, ce n’était pas aussi long que ça peut le paraître à la télé. 

Quelle était l’ambiance avec les autres joueurs ? 

On a chanté, on a rigolé, on a fait du théâtre. On est tellement content parce que la bonne entente, la bienveillance, la cohésion entre nous, c’est exactement ce qui a été retranscrit à la télé. On se parle encore tous les jours aujourd’hui et il y a des retrouvailles qui sont organisées. On était certes compétiteurs dans l’aventure mais avec l’état d’esprit qui va avec et le côté fair-play et bienveillant donc il n’y a pas eu de coups bas, il n’y a pas eu de coups de couteau dans le dos. Par contre, on jouait tous notre vie dans le jeu mais le soir, entre nous, c’était une colonie de vacances (rires).

Pensiez-vous pouvoir aller aussi loin dans le jeu ? 

Absolument pas ! En fait, quand je rentre dans le jeu, mon premier objectif est de ne pas sortir la première. Ça aurait été le plus dur pour moi de sortir la première. Après ça, je me suis dit : "Tu peux tenir bon, essaye de faire la première moitié, ce serait un beau parcours et tu pourras être fière de toi". Et au fur et à mesure du jeu, on s’accroche et on se dit qu’on veut vraiment aller en finale et quand on se retrouve à deux avec Amin, déjà, je me demande comment j’ai fait pour arriver aussi loin et je me demande aussi quelles sont mes chances face à cet adversaire redoutable. Je me demandais à quel point il allait me laminer en fait (rires).

Quand vous terminez avant Amine la dernière épreuve et que vous montez dans le van. Vous commencez à entrevoir la victoire ? 

Quand je monte dans le van, il y a un tel soulagement d’avoir réussi l’épreuve du X sur laquelle j’avais échoué lors de l’épreuve de la marbrerie. À ce moment-là par contre, je ne sais pas combien de temps d’avance j’ai sur Amin. Là, il y a un petit côté Pékin Express (rires) et je commence à croire à cette victoire. 

Comment cette aventure vous a-t-elle permis de prendre confiance en vous ? 

Je me suis dit qu’il faut arrêter de tout remettre en doute et de ne pas croire en moi. Cette aventure m’a permis de me rendre compte que non, je ne dis pas que des bêtises. J’ai appris à me dire qu’il faut écouter son instinct. Je l’ai fait à Munich et ça m’a porté chance.

Vous avez remporté les 50 000 euros. Qu’allez-vous en faire ? 

J’ai un mari qui a pensé pour moi et j’adore (rires). Il m’a dit : "Je te préviens, si tu gagnes, j’ai une moto". On a eu un gros projet professionnel et il a dû revendre sa moto… Avant que je parte, mon mari m’avait fait quatre courriers et la production m’en donnait un le dimanche uniquement. Dans l’un d’eux, il me disait que je pouvais gagner, il était hyper optimiste, il croyait vraiment en moi. Et je me suis dit qu’il en a quand même fait quatre (rires). Et à un moment, dans le dernier courrier, il me disait : "C’est bon, là tu lâches rien, tu penses à ma moto quand même". Donc voilà, j’ai une promesse à tenir (rires). Après, avec le reste, il y aura un voyage, voire un road-trip parce que je veux montrer aux enfants et à mon mari et à moi aussi tout ce que je n’ai pas vu pendant cette aventure. Je veux revoir le village slovène, je veux tout refaire. Une sorte de Destination X mais là, au moins, je verrai à travers les vitres (rires). 

Comment vos enfants et votre mari ont-il réagi à votre avancée dans le jeu ? 

Ma fille dit depuis le début de l’aventure à qui veut l’entendre que j’ai gagné alors qu’elle ne le sait pas. Et je lui disais en regardant l’émission à la télé que je n’avais pas forcément gagné et qu’il fallait qu’elle arrête de dire ça à tout le monde (rires). Elle n’a aucune info, mais dans sa tête, maman est forcément la meilleure. Bon, après, les gens sont suffisamment intelligents pour comprendre que c’est une enfant qui parle. Quant à mon mari, il a quand même eu très peur pour moi quand il a vu avec qui je restais lors de l’épreuve du Chateau de Tratzberg où il a vu le niveau des adversaires. Et c’est là où il a douté en se disant q’ils sont quand même assez forts et que c’était pas forcément gagné. 

Qu’est-ce que vous en retenez de cette expérience victorieuse ?

Pour le coup, j’ai bien fait de suivre mon instinct et de répondre à ce fameux petit message surprise sur Instagram. C’était une aventure exceptionnelle et j’ai vraiment, vraiment bien fait de la faire et aussi de m’écouter un peu plus et de me faire un peu plus confiance. Si c’était à refaire je ne sais pas si j’oserais (rires) parce que j’aurais peur de ne plus y arriver.

Par
Kahina Boudjidj