“Comment ça marche ?" C’est la question que Philippe Gougler se pose d’emblée à propos des Pays-Bas, lors de ce nouveau périple. Oui, comment ça marche les Pays-Bas ? Et comment sont ses habitants, et que pensentils ? Avec ce qui fait son charme, cette bonhomie mâtinée d’un peu d’ironie, Philippe démarre son enquête – mais pas avant d’avoir avalé un hareng mariné en le tenant par la queue, comme le font les Néerlandais – par la gare d’Amsterdam, une belle bâtisse où arrivent les Thalys et Eurostar. C’est là aussi que transitent les trains du quotidien. L’occasion pour l’aventurier d’en apprendre un peu plus sur les usages locaux auprès d’une jeune femme blonde en robe rouge.
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Première leçon : « Si des amis viennent dîner chez toi, ils te demanderont ensuite la note du repas pour te rembourser l’invitation. » Philippe est interloqué : « Et c’est comme ça tout le temps ? » « Sauf pour les anniversaires, poursuit-elle, mais parce que tu sais que tu auras un cadeau en retour pour le tien. » Après Amsterdam, Philippe file à La Haye, où siège le gouvernement des Pays-Bas et, entre deux trains, y fait une étrange rencontre. Un homme qu’il surnomme « Le bourreau des vélos » est chargé de découper les cadenas et les chaînes des deux-roues abandonnés de la ville (33 000 par an, selon les autorités locales) pour les évacuer et rendre plus propre les rues. L’opération ne lui prend pas plus de quelques secondes. Explication : l’homme était un ancien voleur de vélos. Il s’en amuse, car, maintenant, on le paye pour faire la même chose. Un crochet à Rotterdam, toute proche, pour que Philippe puisse monter à bord d’un tramway un peu spécial où l’on peut déjeuner au champagne et visiter la ville.
LE LANGAGE DES TULIPES
Le journaliste ne s’attarde pas. Il a rendez-vous – sans train, cette fois – à la campagne pour visiter les impressionnants champs de tulipes, qui s’étendent à perte de vue. C’est l’occasion d’apprendre à ramasser ces fleurs à mains nues, en faisant attention à ce qu’elles ne soient pas encore ouvertes et d’en découvrir le langage. Si l’on vous offre une tulipe rouge, sachez que l’on a le béguin pour vous. Mais si l’on vous donne en retour une tulipe jaune, c’est qu’il s’agit d’un amour non partagé. Quand on voyage aux Pays-Bas, tout semble plat d’autant qu’une bonne partie du pays est sous le niveau de la mer, protégé par des digues, des barrières.
Cela donne l’idée à Philippe de visiter le point le plus haut du pays, dans le Sud : le village de Simpelveld. Là-bas, sur la colline dite de Vaalserberg, on grimpe officiellement jusqu’à 322,4 mètres. Et même un peu plus si l’on profite de la tour d’observation, qui y a été construite. Simpelveld est un petit paradis ferroviaire pour Philippe Gougler. Dans cette commune de 11 000 habitants, on trouve toute sorte d’engins dont l’équivalent d’une de nos antiques michelines, un train, datant de 1959 et ne comptant qu’une seule voiture, qui fera la joie de notre amateur éclairé.
Des trains pas comme les autres, jeudi 10 août à 21h00 sur France 5