Denitsa Ikonomova, Chris Marques, François Alu : Confidences des 3 jurés de Danse avec les stars (TF1)

Publié le 17 septembre 2021 à 12:30
© LAURENT VU / TF1 - © JULIEN BENHAMOU
Cette saison 11 accueille un jury inédit composé de : Chris Marques et Denitsa Ikonomova, deux figures déjà connues du public de l’émission et de deux nouvelles recrues : François Alu, premier danseur du Ballet de l'Opéra de Paris et Jean-Paul Gaultier, le célèbre couturier. Entretien croisé...

Qu’est-ce qui a motivé votre décision d’intégrer le jury de cette nouvelle saison ?

Denitsa Ikonomova : Après le rôle de coach, je vais vivre cette aventure d’une autre façon. C’est un nouveau challenge que je prends très au sérieux. Entre danseurs on a l’habitude de donner notre opinion sur une chorégraphie, mais le faire devant des caméras et des millions de téléspectateurs c’est autre chose…

François Alu : Ça a toujours été important pour moi de démocratiser la danse. Même lorsque je danse à l’opéra, j’essaye toujours d’apporter de la modernité à mes chorégraphies. Et quoi de mieux que la télévision pour toucher un maximum de personnes ! C’est une belle aventure qui s’annonce, je suis très excité de commencer. 

Chris, après 10 saisons dans le jury, abordez-vous toujours l’émission avec le même enthousiasme ?

Chris Marques : DALS m’a terriblement manqué depuis deux ans. C’est quand même, la plus elle émission de télévision au monde !  J’étais déjà présent lors de la conception du programme en Grande-Bretagne en 2003. Donc en réalité cela fait presque 17 ans que je travaille sur ce format et je ne peux pas m’en lasser ! 

Quel genre de jury allez-vous être ?

Denitsa :  Comme Chris, je serais intransigeante sur la technique. On va laisser le côté artistique à Jean-Paul (Gaultier ndlr.) et à François. Je serai juste et bienveillante car c’est dans ma nature.

Chris : Ce ne sont pas des rôles que l’on s’attribue ! Il faut savoir que chez nous c’est une déformation professionnelle d’analyser le mouvement. La danse est un art difficile, c’est normal d’être dur avec des personnes qui apprennent à danser. Il ne faut pas qu’on donne l’impression que c’est facile.

François : Dans mon parcours professionnel, ça m’a parfois peiné que l’on me parle avec dureté, j’aurais aimé que l’on m’encourage aussi. Je vais m’attacher au progrès des candidats et à leur évolution. On est juge mais on n’envoi personne au cachot (rires). L’essentiel, c’est que les candidats ressortent de l’émission en ayant appris quelque chose.

Êtes-vous satisfait que le jury ait plus de pouvoir cette saison ?

Chris : Pour pouvoir offrir au public du grand spectacle, et suivre des parcours incroyables, on ne pouvait pas continuer à permettre à la mécanique du programme, d’encourager d’une certaine façon, uniquement les célébrités ayant une grosse communauté de fans. L’avis du public est important mais le jury est là pour soutenir des parcours, et des performances évolutives. En finale on veut des prestations à couper le souffle. La seule façon d’y arriver, c’était de donner aux juges, plus de poids dans la décision finale.

Denitsa : DALS est une compétition de danse et non un concours de popularité. Cette saison, on veut vraiment mettre en avant les performances.

Chris : C’est pour ça que Denitsa a rejoint le jury, elle gagnait chaque année (rires).

Denitsa : J’espère que je vais quand même danser dans les chorées de groupe !

Que répondez-vous à ceux qui pourraient douter de la légitimité de Jean-Paul Gaultier dans le jury ?

Chris : Les gens ont une vision réductrice de Jean-Paul. On connaît le Couturier, mais on oublie que sa motivation première était le spectacle, les défilés… Il a toujours été très attentif au mouvement de ses mannequins sur le podium par exemple. Il a un vrai regard de metteur en scène, donc sa place de juré est plus que légitime.  

François : Oui, il a un œil extrêmement aiguisé et le souci du détail. Finalement que ce soit de la danse ou un défilé, on fait la même chose, on juge les détails, le mouvement…

Sarah Ibri

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