Cyril Féraud : « Le Grand Concours des régions n’a rien à envier au show de l’élection de Miss France »

Publié le 5 mai 2023 à 11:01
© Benoît LINDER - FTV
Après le succès de la première édition de ce concours de danse régionale, remportée par les Landais, l’animateur continue de nous faire découvrir la richesse et la diversité de notre folklore.

Vous présentez une nouvelle édition du grand concours de danses folkloriques. Quel bilan tirez-vous de la première diffusée l’an dernier, le 18 avril 2022 ? 

Cyril Féraud : Les audiences ont été plus que satisfaisantes, puisque nous avons battu le record d’audimat de la case divertissement pour France 3. Ils étaient près de 2,5 millions de téléspectateurs à assister à la victoire de la région Nouvelle-Aquitaine, avec le groupe de danseurs landais sur échasses. J’étais certain que cette émission serait un succès. C’est le seul programme qui permet de rassembler sur scène toutes les cultures de notre pays. N’est-il pas magique de pouvoir passer en un instant de la Bretagne à la Guadeloupe ? De la Provence à la Polynésie ? Des Hauts-de-France à l’Occitanie en passant par l’Auvergne ? On propose un grand voyage en présentant toute la richesse de notre patrimoine. 

Que nous réserve cette soirée ? 

Le niveau est encore plus haut, cette année, aussi bien au niveau des chorégraphies que des costumes. La dizaine de troupes en lice a regardé la première édition. Elles ont travaillé d’arrache-pied tout au long de l’année pour créer des mises en scène épatantes, des costumes magnifiques, dans la pure tradition de l’époque. On pourra découvrir « la danse de la lessive », qui est provençale. Elle se pratiquait jadis autour des lavoirs. Les danseuses évoluent avec des bassines d’eau. C’est très original. Il y a aussi la danse du feu, très spectaculaire, des Polynésiens. Une danseuse pose les pieds sur un bâton enflammé. Et puis, au niveau de la production, un gros travail télévisuel a été réalisé. Chaque prestation a lieu dans un décor évoquant l’origine des candidats. On a tourné devant plus de 2 000 personnes, sur la scène du Royal Palace de Kirrwiller, en Alsace. Ce show n’a rien à envier à celui de l’élection de Miss France. 

Vous avez conservé le même jury. Pour quelles raisons ? 

On n’a pas souhaité avoir des danseurs et des chorégraphes dans le jury, car ce n’est pas le propos. On voulait des gens qui soient en connexion avec le pays profond. Mareva Galanter, en tant que Miss France 1999, a sillonné la France, Vincent Niclo, lui, a rempli les salles de spectacle, Laurent Luyat suit les routes du Tour cycliste, et Caroline Margeridon a écumé toutes les brocantes… Toutes ces personnalités nous semblaient parfaitement indiquées pour composer le jury. 

Le folklore, ce n’est pas que de la danse, c’est aussi des chants… Auront-ils leur place sur France 3 ? 

Justement, dans quelques mois, la chaîne diffusera le concours du Meilleur chant folklorique de France. Nous l’avons déjà enregistré. Je peux vous garantir que l’émotion sera au rendez-vous. Comment ne pas s’émouvoir, quand on écoute des chants corses, pyrénéens ou bretons ? Ça vous prend aux tripes. En ce qui me concerne, j’ai grandi à Digne-les-Bains (04), au son des conversations en provençal de mon père et de mon grand-père. Aussi, lorsque j’ai entendu chanter Coupo Santo, l’hymne des Provençaux, je n’ai pas pu retenir mes larmes. 

Le Grand Concours des régions, vendredi 5 mai à 21h10 sur France 3

INTERVIEW HACÈNE CHOUCHAOUI 

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