Quelles sont les principales différences entre un guest et un simple candidat ?
Clémence Castel : Lorsque l’on est candidat, on n’est absolument pas au courant des épreuves qui nous attendent. En tant que « guerrière mystère », j’étais un peu plus informée, même si je n’étais prévenue que le matin pour le jour même. Et puis, en guest, on a accès à toutes les coulisses, que l’on rêve tous de découvrir.
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Et si vous nous présentiez vos coéquipiers ?
À part Vaimalama (Chaves, Miss France 2019, ndlr), ce sont des sportifs de haut niveau. Ayant fait pas mal de tennis, j’adore évoluer avec des compétiteurs. Clarisse Agbégnénou est inspirante, à la fois comme jeune maman et capitaine d’équipe. Une battante ! Entre elle, le nageur Camille Lacourt, Nicolas Fleury (VTTiste) et Steven Da Costa (karatéka), les caractères étaient différents. Certains expressifs, d’autres timides, mais on s’est bien complétés.
Un mot sur SOS Préma, l’association pour laquelle vous avez participé au jeu ?
Clarisse en est la marraine. Moi-même, j’ai une soeur qui travaille dans un service de réanimation, à Toulouse. Elle me raconte souvent de belles histoires, d’autres un peu plus tristes, concernant les bébés prématurés. Il faut tout faire pour mieux les accueillir et les soigner.
Quels défis avez-vous relevés cette année ?
J’ai découvert des épreuves que je n’avais encore jamais faites, comme la Ketchuperie et la Cabine vertigineuse. J’ai aussi dû affronter et deviner l’identité de deux « guerriers mystère », dans l’épreuve de la Cage. Comme ça, j’ai pu me mettre à la place des candidats qui m’ont affrontée l’été dernier. J’ai compris combien il est difficile de deviner qui se cache sous ces costumes.
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Vous avez été candidate à quatre reprises, comme pour Koh-Lanta, qui vous a révélée en 2005. Seriez-vous prête à rempiler une cinquième fois sur ce jeu ?
Koh-Lanta fait totalement partie de ma vie. Pas un jour ne se passe sans qu’un souvenir me revienne. Repartir serait compliqué par rapport à mes enfants, qui ont 10 et 8 ans. Mais serais-je capable de dire « non » à l’aventure, à la découverte d’autres pays et d’autres personnes ? Je ne sais pas. Laissons faire la vie, qui est elle-même une grande aventure.
Il y a deux ans, vous faisiez votre coming out, en vous affichant avec votre compagne, Marie, sur Instagram. Le referiez-vous aujourd’hui, quand on voit la haine se répandre de plus en plus sur les réseaux sociaux ?
Je referais cent fois la même chose. Par rapport à mes proches, je trouvais important de l’annoncer avec mes mots et à ma manière. Je ne le regrette pas du tout. J’ai eu la chance de recevoir beaucoup de bienveillance en retour. Quant aux rares messages négatifs, j’ai pris la peine d’échanger avec leurs auteurs. En discutant, on s’aperçoit que les gens réagissent souvent par ignorance. Un autre motif de satisfaction vient des personnes qui me remercient de leur avoir donné le courage de s’assumer. L’essentiel est de trouver le bonheur, d’avoir confiance en soi et en ce qu’on est.
Fort Boyard, tous les samedis à 21h10 sur France 2
INTERVIEW FRÉDÉRIC LOHÉZIC