Quel bilan tirez-vous de cette saison ?
Chris Marques : Elle est géniale. On s’est recentrés sur la danse et le parcours de nos stars, et ça a beaucoup plu. Les audiences sont plus que satisfaisantes. Si on m’appelle la saison prochaine, je reviendrai avec plaisir.
Avez-vous évolué dans votre rôle ou êtes-vous, à jamais, le juré strict dont les candidats redoutent les notes ?
J’ai la même exigence avec les artistes de mes spectacles. Un danseur se réveille tous les jours avec la douleur et ne se plaint jamais. C’est pourquoi, chaque semaine, je demande aux artistes de s’impliquer. En tant que juré, j’ai évolué, car j’explique mieux les notes que j’attribue.
Le clash entre Natasha St-Pier et Inès Reg était-il un bon coup de publicité ?
Ce n’était pas un coup du tout. L’émission est là pour faire rêver les gens, pas pour les réancrer dans les relations humaines. Il y a toujours des ratés, nos artistes sont soumis à des heures de danse, d’interviews. C’est normal que ça s’échauffe parfois. Il n’y a rien de méchant, mais là, on ne vend plus du rêve, il vaut mieux oublier et passer à autre chose.
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Vous êtes déjà dans les préparatifs de votre spectacle, Alors on danse ?
Un grand show en perspective… Oui, la tournée démarre en octobre. On a quatorze danseurs et deux chanteurs sur scène, mais les décors additionnels sont en hologrammes. On passe du vieux Montmartre à des tableaux d’art contemporain. Vous n’êtes pas à l’abri d’entendre du Stromae réorchestré années 20 et du Gilbert Bécaud version techno. C’est le mariage parfait de la technologie, de l’art, de la danse et du chant. C’est une comédie musicale 2.0. Avec mon épouse (Jaclyn Spencer, danseuse et chorégraphe professionelle, ndlr), on voit les choses en grand. On est en coproduction avec les producteurs de Beyoncé et de Justin Timberlake !
Avec votre épouse, vous ne vivez que pour la danse, non ?
On vit pour le spectacle. Il y a toujours de la musique à la maison, on a une veille artistique permanente. On a choisi ce métier parce qu’on veut créer jusqu’à la dernière seconde possible.
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Votre fils, Jackson, qui a 7 ans, est-il lui aussi contaminé par le virus de la danse ?
Il adore bouger, mais il refuse catégoriquement de prendre un cours de danse. Il a la tête dure. On voit qu’il a déjà la fibre artistique, il a une sensibilité à la musique, c’est génial pour un gamin de son âge. Moi, je me suis mis à la danse très tard, vers 12 ans. J’ai pris mes premiers cours pour rencontrer des filles ! Au bout de vingt minutes, il y a eu un déclic, et j’ai su que la danse ferait partie de ma vie. Côté filles, ça a aussi très bien marché, je suis avec ma femme depuis vingt-six ans !
Vous reste-t-il encore du temps pour vos projets cathodiques ?
Oui. Je suis un peu schizophrène, car j’ai besoin de ce travail d’animateur, différent de celui de metteur en scène. Il y a de nouveaux projets pour cette année avec TF1. Je ne peux pas encore en parler.
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Vous menez brillamment votre carrière. Le petit garçon qui était harcelé en CE1 a-t-il pris sa revanche sur la vie ?
Je suis heureux. Mais cette situation que j’ai vécue en étant petit a laissé des séquelles. J’aurai éternellement ce sentiment d’être un imposteur parce que j’ai peur de la critique et de ne pas être à la hauteur.
Danse avec les stars, vendredi 26 avril à 21h10 sur TF1