Charles Berling se confie sur son passé amoureux dans En Aparté : “J’ai eu une période homosexuelle, je ne le suis plus”

Publié le 15 mars 2023 à 8:01
Dans "En Aparté" ce mardi 14 mars 2023 sur Canal+, l'acteur s'est longuement épanché sur son expérience avec l'homosexualité et la place de celle-ci dans la société.

Nathalie Lévy recevait Charles Berling ce mardi 14 mars 2023 dans En Aparté sur Canal+, et a souhaité évoquer avec lui Nettoyage à sec, ce film réalisé par Anne Fontaine où il donnait la réplique à Miou-Miou, Stanislas Merhar et Mathilde Seigner 1997. "Il y a d’autres acteurs qui ne voulaient pas le faire parce que ça touche à l’homosexualité. (…) Je ne comprenais pas pourquoi on refusait un rôle pareil", a-t-il d’abord confié, avant d’expliquer que la manière dont l’intrigue abordait l’homophobie lui avait parue très pertinente.

"Ce qui était beau dans son scénario, c’était comment l’homophobie vient souvent des homosexuels eux-mêmes. Enfin, de personnes qui ont des pulsions homosexuelles naturelles, et qui les rejettent par culture, par éducation, parce que ça leur fait peur. Donc ça c’était magnifique. Souvent, les journalistes me demandaient : ‘Qu’est-ce que ça vous fait de faire cette scène de sodomie ?’. Mais la sodomie, qui a dit que ce n’était pas bien ? Et ensuite, ce qui est dur, c’est de jouer quelqu’un qui refuse son destin, qui refuse ses pulsions. Comme par hasard, les homophobes sont souvent des gens qui sont attirés par l’homosexualité ou qui sont eux-même homosexuels", a déclaré Charles Berling, avant de faire part de ses expériences personnelles.

Selon lui, le tabou social sur l’homosexualité persiste mais s’érode petit à petit : "Les jeunes parlent beaucoup d’être dégenré et du genre… Moi, j’ai beaucoup vécu ça. Je l’ai pratiqué, vraiment, de façon concrète, c’est-à-dire d’être à la fois féminin, masculin… C’est quelque chose qui existe. Un sexe ça se déplace pendant la vie. Moi, j’ai eu une période homosexuelle, et maintenant je ne le suis plus. (…) Je trouve que la société pourrait avancer plus vite, mais j’ai le sentiment que les jeunes font quand même beaucoup pour que ça avance".

Hugo Mallais

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