« C’est fini, je n’ai plus à lire les commentaires » : la décision sans appel de La Zarra après la finale de l’Eurovision 2023 (EXCLU)

Publié le 14 mai 2023 à 5:00
Matt Crossick/Matt Crossick/ PA Photos/ABACA
Donnée dans le Top 10 des favoris depuis quelques semaines, La Zarra s’est finalement classée 16e de l’Eurovision 2023 avec Évidemment. Télé 7 Jours a eu la seule opportunité de passer quelques minutes en tête-à-tête avec elle après la finale pour en savoir plus sur ce dernier round et son avenir.

L’Eurovision est un marathon de plusieurs mois. Comment vous sentez-vous après cette finale ?

On ne peut jamais rattraper le sommeil perdu, mais on va se prendre deux jours pour se reposer. La semaine prochaine, je vais pouvoir dormir plus confortablement ! Et je pense que ce sera pareil pour toute l’équipe (rires) !  

Dans quel état d’esprit avez-vous abordé cette dernière performance ?

Ce samedi matin, c’était spécial car il y avait les derniers ajustements. Mais j’ai ensuite tout relâché. Je me suis quand même dit qu’il fallait que je suive les conseils de tout le monde et que je m’amuse. C’est la prestation dans laquelle j’ai ressenti le moins de stress.

Regarderez-vous les réseaux sociaux après l es deux polémiques qui vous ont frappée ce samedi soir ?

Sincèrement, non. Je vais rentrer en studio faire mon deuxième album et préparer ma tournée. On va s’isoler dans un pays assez chaud, dans une belle petite villa, pour écrire des chansons. Là ça y est, c’est fini. Je n’ai plus à lire les commentaires. J’ai, par contre, créé un lien très fort avec le public de l’Eurovision et je vais continuer à le nourrir. Mais voilà, on va passer à autre chose. Il faut être intelligent et rebondir.

Vous qui rêviez d’un Top 3, vous n’êtes que 16e. 

Il ne faut pas être déçus. Je vous jure que ça, ça va nourrir toute ma famille (rires).

Vous nous avez montré plusieurs facettes lors de cette aventure : cash en interview, émue face à votre public (elle a pleuré en enlaçant un fan handicapé à Liverpool lors d’une rencontre), icône glamour sur scène… Que reste-t-il à découvrir de La Zarra ?

On va encore apprendre à me connaître… C’est étrange de dire ça, je donne l’impression de me mettre sur une sorte de piédestal et de dire : « Regardez-moi, je suis un morceau de viande, venez à moi ! ». Ma musique est faite pour vivre des émotions tous ensemble. Lors de ma tournée, je pense qu’on partagera beaucoup de choses. Je ne vais pas enchaîner les chansons. Je vais pouvoir parler avec mon public, rire avec lui, raconter des histoires… C’est la continuité. Je veux connaître mes fans et inversement.

Est-ce qu’un moment en particulier de cette aventure vous a marquée ou transformée ?

Tout… Ce processus a été assez spécial. On a eu des hauts et des bas, parce qu’on est sous pression. Chacun a ses idées et veut les imposer. Mais travailler en équipe, c’est ça. Pour faire quelque chose de grand, il faut rassembler plein de grands esprits. C’est ce qui s’est passé. Je suis très contente d’avoir pu faire l’Eurovision et travailler avec des personnes comme Julian Gutierrez (le réalisateur de la prestation française, ndlr) qui a officié pour le SuperBowl. C’était un honneur de collaborer avec de tels pedigrees. Je vais en garder un très bon souvenir qui me servira pour le futur.

Quels retours avez-vous eu de votre famille ?

J’ai une grande fratrie et elle était là dans les gradins ! Je sais qu’ils sont fiers de moi…

Pauline Hohoadji

Par