Ce 8 novembre, l’émission d’RTL les auditeurs ont la parole a connu un moment fort en émotion lorsque Nadia est venue délivrer un témoignage sur un viol qu’elle avait subi par un homme d’église lorsqu’elle était plus jeune.
"Il est descendu le long de mes fesses […] Il a mis sa main dans ma culotte et il a touché mon sexe en disant : ‘Il ne faut pas que les garçons touchent ça […] mais moi je vais te pénétrer le Saint-Esprit par ton corps’. Il m’a basculé sur le banc, devant la statue de Saint-Joseph. Il a baissé ma culotte. Il s’est mis à genou. Il m’a pénétrée par trois fois. Il m’a mis la main sur la bouche", a-t-elle relaté, en pleurs.
Elle a ensuite raconté le pèlerinage qu’elle avait fait avec d’autres petits garçons et de quelle façon les hommes d’églises avaient fomentés une stratégie pour violer les jeunes garçons.
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"Ils avaient tous 12 ans à cette époque-là ! Et après ça, il y a des femmes qui sont venues comme des complices. Ils nous ont embarqués dans une voiture et ils nous ont ramenés chez nous en disant qu’il fallait qu’on garde le silence !", a-t-elle poursuivi.
Quelques jours après ce drame, les forces de l’ordre se sont rendus chez Nadia pour l’interroger sur le rapport qu’elle entretenait avec l’homme d’église qui l’avait violé quelques temps auparavant.
"Une femme, une gendarme, m’a dit : ‘Vas-y, parle ! Dis-moi ce qu’il s’est passé !’. Je lui ai expliqué que le curé m’avait violée […] Quelques jours après, le curé a été arrêté par la police et a été transmis ailleurs" a-t-elle confié.
La femme de 65 ans voue aujourd’hui une profonde aversion envers les hommes d’églises. "Je les déteste ! Je ne peux plus voir les hommes d’église ! C’est des violeurs ! Quand je les vois en soutane, je vois des violeurs ! Je ne peux plus les blairer ! […] Voilà ce que je voulais dire. C’est tout…" a-t-elle exprimé.
Pascal Praud qui a repris la parole a tenu à soutenir l’auditrice. "Nadia, ça fait cinq ans que nous faisons cette émission. Je ne crois pas avoir entendu un témoignage sans discontinuer de quelqu’un qui vient de parler durant de longues minutes avec cette force, cette rage qui existe toujours. Avec cette tristesse, ce chagrin… […] On comprend mieux ce que disent parfois ceux qui vous écoutent, combien le traumatisme est présent. En vous écoutant, on est au jour même où vous avez été violée. C’est ça qui est sidérant ! On ne peut être qu’en compassion avec vous.", a conclu le présentateur de RTL.
MM