“Ce métier est exigeant” : critiqué, l’investisseur Marc Simoncini (Qui veut être mon associé ?) se défend

Publié le 22 janvier 2024 à 17:00
PIERRE OLIVIER/M6
Le juré historique de l'émission de M6 a mis les choses au clair et répondu aux internautes...

M6 a lancé la quatrième saison de Qui veut être mon associé ? le mercredi 17 janvier dernier en première partie de soirée. Ce premier numéro a signé le meilleur démarrage de l’histoire du programme puisqu’il a été suivi par 2 millions de téléspectateurs, soit 10% du public. Parmi les investisseurs, on retrouve une nouvelle tête, celle de Tony Parker qui fait l’événement cette année en intégrant l’émission, mais on retrouve également des membres historiques tels que Marc Simoncini, présent depuis la première saison.

Ce dernier, qui a fondé le célèbre site de rencontres français Meetic, a agacé certains internautes en ne faisant aucune proposition à certains entrepreneurs dont il saluait pourtant le potentiel. Sur le réseau social X (ex-Twitter, ndlr), l’investisseur a décidé de faire une mise au point et s’est expliqué. "Certains d’entre vous ont remarqué qu’au moment de conclure et d’exprimer son intérêt (ou pas), les investisseurs donnent un avis plus ou moins tranché sur la qualité du projet, de l’équipe ou du marché. Pour ma part (et à quelques exceptions près) je m’efforce systématiquement de rester positif et bienveillant sur les projets. Je suis entrepreneur depuis bientôt 40 ans et je sais à quel point ce métier est difficile exigeant et aléatoire", a-t-il d’abord écrit, avant d’énumérer et de justifier les trois arguments qu’il donne généralement lorsqu’il ne fait pas d’offre.

"Je comprends que ces raisons répétitives puissent être lassantes, mais…"

Tout d’abord, il affirme éviter tout "conflit d’intérêts" : "cela arrive souvent puisque je suis toujours actionnaire de dizaines de startups". Parfois, son choix est motivé par "un manque d’intérêt pour le sujet (les entrepreneurs cherchent souvent un niveau d’accompagnement qui est illusoire si vous ne vous passionnez pas pour un projet)". Enfin, celui qui est âgé de 60 ans se veut stratégique dans ses activités. "Un temps de développement très long pour le coup incompatible avec mon âge" est donc un troisième facteur qui peut influencer négativement son désir d’implication dans une entreprise. "Je comprends que ces raisons répétitives puissent être lassantes, mais je me refuse à utiliser l’argument facile du « ça ne marchera jamais », je l’ai tellement entendu et … si peu écouté", a conclu Marc Simoncini.

Par
Hugo Mallais