Figure habituellement discrète de TF1, Jacques Legros a décidé de se raconter dans le livre Derrière l’écran, 40 ans au cœur des médias. "12 années à la radio, 28ans à la télévision, dont 25 au journal de 13h de TF1, et quelques dizaines d’émissions de divertissement le vendredi ou le samedi soir : Jacques Legros connaît bien la machine médiatique, avec ses joies, ses fantasmes et ses limites. Il côtoie les célébrités : journalistes, animateurs, producteurs, directeurs, acteurs, artistes ou responsables politiques. Dans cet ouvrage, il livre les bons moments et les moins bons de ces 40 ans de carrière, les rencontres, les paris et les ressorts de ce milieu", explique le résumé de ce livre sorti il y a quelques semaines.
Si les différents passages concernant le regretté Jean-Pierre Pernaut ont beaucoup fait parler en septembre et octobre dernier, nos confrères du Parisien/Aujourd’hui en France ont décidé d’aborder avec le journaliste un autre élément important de ce livre : "ses vies cachées". S’il est depuis 20 ans le joker du 13h de TF1, Jacques Legros a rapidement abandonné le journalisme après son bac. Après une courte expérience de pigiste pour un magazine de faits divers, il a étudié le droit puis la physique avant de se tourner vers le nucléaire après sa rencontre avec le général Pierre-Marie Gallois, "l’un des pères de la dissuasion nucléaire français". Grâce à lui, celui qui est devenu ingénieur civil à la Direction générale de l’armement a "fait des trucs de folie" tels que des traversée en sous-marin, en jet, ou encore des choses "habilitées confidentiel-défense".
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Une carrière qu’il finit par abandonner alors qu’il n’a que 30 ans. Son objectif, redevenir journaliste. Et c’est en trichant qu’il arrive à revenir à ses premières amours explique Le Parisien/Aujourd’hui en France. "Profitant de l’ouverture en 1981 de la bande FM par François Mitterrand, il postule au culot à la nouvelle antenne de Radio France dans le Vaucluse. N’hésitant pas à mentir sur son expérience journalistique, il donne à son employeur le numéro de carte de presse d’une copine", écrivent-ils ainsi. Un mensonge qui a finalement porté ses fruits pour celui qui était prêt à tout pour réaliser son rêve, même à faire des allers retours réguliers Avignon-Paris "en s’incrustant dans des avions de fret" grâce à ses liens amicaux avec certains pilotes.
Clara Kolodny