Pourquoi avoir choisi cette année 1997, précisément ?
Étienne Carbonnier : Avant de choisir une décennie, on regarde d’abord s’il y a « matière » à traiter. Jusqu’à maintenant, nous avions parcouru des années très marquées politiquement, comme Canap 89, avec la chute du mur de Berlin. Cette fois, on va s’intéresser à des événements plus sociétaux, comme la mort de Lady Di, le phénomène Spice Girls, la disparition de Jeanne Calment ou la folie autour du basketteur Michael Jordan.
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Combien de temps faut-il pour produire un tel prime ?
Ça demande entre quatre et cinq mois, car nous ne sommes que deux à travailler sur la recherche d’archives. Il faut traiter toutes les images, décortiquer des heures d’enregistrement, mettre de côté ce qui nous intéresse et, parfois, compiler de courts extraits pour faire des magnétos d’introduction qui résumeront la période. C’est assez énorme comme procédé.
En 1997, vous aviez 9 ans. Qu’est-ce qui vous a marqué, cette année-là ?
Comme beaucoup, j’étais fou de Michael Jordan. Il était à l’affiche du film Space Jam et j’étais pile dans le coeur de cible ! J’avais tout : le maillot, les figurines… Je me souviens aussi du décès de Lady Di. Je ne savais pas vraiment qui elle était, mais je me rappelle que mon grand frère avait débarqué dans ma chambre, le matin du 31 août, pour me dire que la princesse de Galles avait eu un accident. Plus que du personnage, je me souviens surtout de l’émotion que cela a suscité autour de moi.
Entre ce type de prime time et vos chroniques dans Quotidien, parvenez-vous à vous détacher un peu de tout ce qui est « visuel » quand vous rentrez chez vous ?
J’avoue que j’ai parfois du mal à me mettre devant une série le soir ! (Rires) Mais voilà bientôt dix saisons que j’évolue dans Quotidien, j’ai trouvé mon rythme et je m’y sens bien.
Canap 97, mercredi 19 mars à 21h25 sur TMC