Vous voilà entraîneur de boxe au camping Paradis. Que diriez-vous de Patrick Muller, votre personnage ?
Philippe Bas : C’est un homme tourné vers la transmission, avec des valeurs simples et honorables, à l’instar de tous les enseignants. Il arrive dans le Sud avec ses trois poulains venus concourir pour les sélections du championnat de France, à Marseille. À cette occasion, Muller s’installe au camping Paradis et en profite pour proposer une initiation de boxe aux vacanciers.
Et là, patatras !
Eh oui ! Une mauvaise nouvelle va venir contrarier, on peut même dire déstabiliser le coach. Hélas, ça ne s’arrête pas là ! Muller va aussi se retrouver confronté à un événement qui risque de remettre en question toute son existence…
Vous qui êtes amateur de sports de combat, ce rôle de coach a dû vous faire plaisir…
Je pratique les arts martiaux depuis mes 16 ans. Adolescent, j’ai participé à quelques compétitions, notamment de karaté, mais je n’ai jamais été champion. Je reconnais que ces connaissances m’ont bien aidé à maîtriser les séquences de démonstration de boxe dans cet épisode. Mais ce n’est pas l’aspect sportif du personnage qui m’a le plus séduit. À la lecture du scénario, j’ai été touché par la force intérieure que cet homme déploie quand sa vie bascule.
Pour incarner ce coach, vous êtes-vous inspiré d’un entraîneur que vous avez connu ?
Non, pas vraiment. Néanmoins, dans les scènes que j’ai tournées avec les trois boxeurs, je me suis permis d’ajouter quelques phrases entendues de la bouche de mes professeurs, pour lesquels j’ai gardé une affectueuse pensée.
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À la télévision, vous avez souvent interprété des rôles physiques : flic de terrain dans Profilage (TF1), ancien commando de gendarmerie dans Mortelles calanques (France 3), expert en survie dans Le Saut du diable (TF1)… L’adrénaline, c’est votre moteur ?
J’ai vécu mes plus belles scènes d’action dans Le Saut du diable, un téléfilm sur fond de cascades, que j’ai coproduit l’an passé pour TF1. Du coup, c’était très physique ! Mais ce n’est pas l’adrénaline qui me guide dans mes choix. Mon moteur, c’est d’explorer avant tout les relations humaines. J’aime les films d’action, certes, mais il faut aussi une bonne dose de sentiments et d’émotions pour me motiver.
Y a-t-il un personnage en particulier que vous rêveriez un jour de pouvoir interpréter ?
Peu m’importe le rôle. Ce que je privilégie avant tout, ce sont les belles histoires.
Vous tournez actuellement, sous la direction de Gilles Legardinier, l’adaptation de son roman Complètement cramé…
Oui. Et c’est encore une belle histoire, portée par John Malkovich, Fanny Ardant et Émilie Dequenne. Pour la première fois, je me glisse dans la peau d’un jardinier. C’est une jolie fable qui aborde la joie, la tristesse et la nostalgie. Là encore, nous sommes dans les rapports humains. C’est tout ce que j’aime…
Camping paradis : lundi 25 avril à 21h10 sur TF1
Interview Caty Dewanckèle