C l’hebdo – Cécile Grès : « Ça me fait un peu bizarre de ne plus accompagner les matchs de l’équipe de France de rugby »

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 20:58
Télé 7 Jours
Depuis janvier, l’ex-intervieweuse "rugby" de France Télévisions anime Le Journal des J.O. dans C l’hebdo, et présente Stade 2, en alternance avec Matthieu Lartot. Entrettien.

Comment se passe votre intégration dans l’équipe de C l’hebdo ?

Cécile Grès : Bien que cela paraisse normal, je suis très reconnaissante qu’ils aient attendu la fin de mon congé maternité (son petit garçon est né le 4 juillet dernier, ndlr) pour m’accueillir, même si j’ai manqué la moitié de la saison. C’est très classe de leur part. Il règne dans cette équipe un véritable esprit de bande, pas seulement pour faire joli devant les caméras.

Dans votre chronique, vous mettez régulièrement les femmes à l’honneur, tout comme dans le livre coécrit avec votre consœur Laurie Delhostal, Championnes ! 90 sportives d’exception (éd. La Martinière)…

Évidemment que, dans cette émission, je porte des sujets qui me tiennent à cœur. Telle la place des femmes dans le monde du sport. Et pas seulement en termes de performances. D’ailleurs, au fur et à mesure des époques traitées dans le livre, on s’aperçoit que les combats des sportives coïncidaient avec ceux des femmes, de manière plus générale.

A quand remontait ce projet de livre ?

Avec Laurie, on est venu nous chercher au printemps dernier. J’étais « très très » enceinte, et j’ai eu la grande naïveté de dire, « mais bien sûr, ça va m’occuper quand je serai en congé maternité, je vais avoir du temps, je vais peut-être m’ennuyer. » Autant dire que je me suis complètement manquée là-dessus. Je ne sais pas pourquoi on appelle ça un « congé », d’ailleurs. Ça n’en a que le nom. Heureusement que j’ai eu beaucoup de relais pour garder mon petit bébé pendant que j’écrivais. Un livre génial à faire, permettant parfois de mettre en lumière des sportives que, même en tant que spécialistes, nous ne connaissions pas. C’est particulièrement vrai pour les années 20 et 30. Je trouve anormal, et triste, que ces femmes courageuses, ces pionnières ayant réalisé des choses exceptionnelles, soient restées si longtemps dans l’anonymat.

Laurie et vous, aviez témoigné dans le documentaire de Marie Portolano, Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste… Qu’avez-vous pensé de la question de Michel Drucker (« Vous avez vraiment souffert avec les copains des sports, les mecs des sports ? (…) Ils ont vraiment eu des attitudes inconvenantes, vraiment ? »), récemment adressée à Marie, sur le plateau de Quelle époque ?

Cette séquence a réactivé peut-être une forme d’alerte. Après, pour le connaître un petit peu, je ne pense pas qu’il y avait de malice de la part de Michel Drucker. Sa question était posée au premier degré. Il y a eu simplement une vraie maladresse. 

Aucun regret de ne plus accompagner les matchs de l’équipe de France de rugby ?

Ça me fait un peu bizarre, mais c’était le bon moment de changer, par rapport à ce qui se passe dans ma vie personnelle. C’est aussi très bien de regarder les matchs au chaud, confortablement installée dans mon canapé. A profiter des commentaires de Matthieu (Lartot) et des autres…

On vous imagine en tout cas en première ligne, pour assurer la couverture des JO de Paris, l’été prochain…

On se relaiera en plateau avec Laurent Luyat et plein d’autres, mais je ne connais pas encore ma tranche horaire. Une chose est sûre, ce sera plus joyeux que les Jeux de Tokyo 2020 (disputés en 2021, ndlr), plombés par le Covid et des règles sanitaires très strictes. 

C l’hebdo, à 18h55 sur France 5

Par
Frédéric Lohézic