Bienvenue chez les Bodin’s (M6) Vincent Dubois : « On continue, Jean-Christian et moi, à nous épater de ce qui nous arrive »

Publié le 9 février 2022 à 15:02
Antoine FLAMENT / Serge ARNAL / M6
Le duo comique qui réunit des milliers de spectateurs en salle et au cinéma a convié, le temps d’une soirée placée sous le signe de la rigolade, des artistes camarades de tout bord.

C’est la première fois que vous vous mélangez à d’autres artistes. Comment avez-vous travaillé ce spectacle enregistré au Zénith de Lille ?

Vincent Dubois (Maria Bodin) : On a d’abord passé beaucoup de temps à écrire l’histoire. On ne fabrique pas une émission avec une succession de gags. Le point de départ ? Une catastrophe arrive dans le village des Bodin’s. Peut-être que Christian, le fils, n’y est pas tout à fait étranger… Avec Maria, sa mère, il décide d’organiser un concert caritatif dans la cour de leur ferme. A la manière des Enfoirés, ils invitent des chanteurs, animateurs et humoristes à se produire.

Vous avez du beau monde. Obispo chez les Bodin’s, c’est lunaire ! Vous étiez surpris de ce rassemblement de noms connus autour de vous ?

Jean-Christian Fraiscinet (Christian Bodin) : Que ce soit le public ou les artistes, les gens aiment les Bodin’s ! Le plus difficile, ce fut d’organiser les plannings des uns et des autres. Mais tous étaient ravis de participer à une émission de télé différentes des autres. Ils sont venus avec grand plaisir. 

Vincent Dubois : Notre grande fierté, c’est que tous ces artistes nous aient fait confiance, soient venus s’amuser avec nous et pas juste faire leur promo. Tout a été écrit sur-mesure pour chacun. Ils sont rentrés dans l’univers des Bodin’s. Sur place, personne n’a joué les divas alors qu’il y avait des pointures dans leur domaine : Stéphane Plaza, Jarry, Pascal Obispo, Bénabar, Jeff Panacloc…C’était une vraie récréation pour nous ! On continue, Jean-Christian et moi, à nous épater de ce qui nous arrive. C’est la recette du bonheur. 

L’actualité inspire les Bodin’s ?

Vincent Dubois : Oui mais à la manière des Brèves de comptoir. Nous, nous ne sommes pas là pour mettre de l’huile sur le feu mais au contraire pour panser les plaies. C’est pour cela que les gens nous aiment bien : on peut l’ouvrir mais on n’est pas là pour blesser ou envenimer les choses. Même si Maria a une grande gueule ! (Rires). 

Jean-Christian Fraiscinet : Les Bodin’s, ce sont deux marionnettes ! On peut leur faire dire ce qu’on veut. On écrit pour eux, on sait de quoi ils sont capables. On essaye de les réfréner parfois, surtout la Maria (Rires). C’est très jouissif de se cacher derrière ce genre de personnages. 

Votre film, Les Bodin’s en Thaïlande, est sorti le 17 novembre dernier et il a franchi le cap des 1,5 million d’entrées…

Vincent Dubois : On n’en revient toujours pas ! Nous étions loin d’imaginer que nous puissions, un jour, jouer dans la cour des grands. C’est toujours difficile de passer de la scène au cinéma. Nous avons été très touchés que les exploitants de salle nous remercient d’avoir aidé à faire repartir les salles de cinéma.

Quel est le secret de votre longévité ? 

Vincent Dubois : Cela fait 30 ans que Les Bodin’s existe et c’est peut-être l’une des raisons du succès : nous avons drainé, à force de travail, un public qui a grossi au fur et à mesure. Notre aventure, c’est l’antithèse de Star Academy. Nous ne sommes pas passé des salles des fêtes aux Zéniths de France en trois semaines mais en 30 ans. On estime, Jean-Christian et moi, que c’est le temps qu’il faut pour bien faire les choses. On remercie le ciel de nous avoir amener le succès progressivement car nous n’aurions pas vécu les choses de la même manière il y a 20 ans. On n’en aurait sûrement fait moins bon usage.

Bienvenue chez les Bodin’s : mercredi 9 février à 21h10 sur M6

Propos recueillis par Amandine Scherer

 

 

 

 

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