Entré dans l’émission par la petite porte, en 2020, vous en êtes aujourd’hui un membre incontournable. Heureux ?
Bertrand Chameroy : On ne peut plus heureux ! Mais il y avait assez peu de chances que ça se passe mal, avec cette équipe formidable… Je n’aurais pas pu rêver mieux.
Depuis septembre 2021, vous êtes à l’antenne tous les jours. C’est un marathon ?
Oui, sauf que je n’ai pas l’hygiène de vie d’un marathonien ! (Rires) Nous sommes en flux tendu du matin au soir. Ça tombe bien, j’ai toujours préféré travailler dans l’urgence. Quoi qu’on me demande dans la vie, je m’y prends toujours à la dernière minute.
Vos chroniques sont régulièrement reprises sur les réseaux sociaux. Derrière la vanne et la légèreté, il y a beaucoup de travail et de stress ?
Oui. La chronique dure 7-8 minutes, mais je passe des heures et des heures à visionner des images, des discours, des JT, des interviews, etc., pour trouver de la matière. Ensuite, je dois organiser tout cela en quelque chose de cohérent.
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Vous arrive-t-il de modifier votre chronique au dernier moment ?
En effet, et parfois même pendant l’émission ! Nous avons un timing à respecter. Quand il y a du retard, j’essaie, en lançant des séquences, d’en retirer d’autres, sans trop chambouler l’ensemble. Généralement, je m’en sors pas mal, mais il arrive que je me perde en cours de route ! Je m’en fiche parce que j’en ris à l’antenne, et cela prouve que nous sommes en direct. Je me moque des autres, mais je n’ai aucun problème à faire preuve d’autodérision.
Quels sont les moments qui vous ont marqués, au cours de cette saison d’antenne ?
J’ai vécu un moment terrible lorsque j’ai présenté ma chronique, sans savoir que j’avais le Covid… J’avais très chaud, des sueurs froides, je ne comprenais pas ce qui m’arrivait. Et j’ai bien failli m’évanouir sur le plateau ! Sinon, j’ai aimé faire sourire des artistes comme Sting ou Fanny Ardant, qui m’impressionnent beaucoup. Je garde toujours mon âme d’enfant face aux invités. C’est quand même une chance folle de faire ce métier ! C’était mon rêve de gosse.
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Le clou de cette année, c’est votre face-à-face avec le président, Emmanuel Macron, le 18 avril…
J’étais très stressé. Mon transit me l’a fait savoir ! Ce jour-là, j’avais fini la préparation de ma chronique en avance. J’ai eu quatre bonnes heures pour laisser la pression monter ! (Rires) Il y avait un nombre affolant de gens devant le studio, son staff est venu vérifier le plateau… Seuls les rédacteurs en chef de l’émission étaient au courant du contenu de ma chronique. Quand Emmanuel Macron est arrivé, il a salué toute l’équipe et m’a dit, en rigolant : « Ouh là là ! Je crains le pire, avec vous ! » Je me suis dit qu’il était dans de bonnes dispositions… À l’antenne, on l’a vu rire comme jamais.
Il paraît que votre maman vous regarde tous les soirs, à la télévision…
Tout à fait. Et, tous les soirs, j’ai droit à un petit débrief par SMS ! Que ce soit sur le contenu de la chronique, ma coiffure ou mes tenues… Et je vous jure qu’elle est toujours totalement objective !
Interview Amandine Scherer