« Avec Florent Pagny, on dirait qu’on est potes » : Il Cello, le trio gagnant de The Voice, réagit à sa victoire

Publié le 4 mai 2025 à 10:32
TF1/ITV/Bureau233/PhilippeLeroux
Florent Pagny a remporté sa sixième saison de The Voice grâce à Levon, Salvatore et Sébastien, le trio opératique qu'il a formé au cours de cette saison 14 sur TF1.

Vous êtes le premier groupe créé au cours d’une saison de The Voice, le premier groupe en finale et le premier groupe à remporter l’émission. Et c’est Florent Pagny qui en a eu l’idée ! Est-ce que vous n’avez pas l’impression que c’est le destin qui a pris les choses en main ?

Salvatore : C’est vraiment le destin. Toutes les planètes étaient alignées pour que ça se passe comme ça. 

Levon : Oui, c’est ce qu’on dit à chaque fois ! Il y a eu tellement de choses. Cette histoire est folle. On arrive chacun de notre côté… En plus, Florent Pagny ne devait pas faire cette saison, il avait prévu de faire son retour la saison suivante. Et c’est l’arrivée de la nouvelle étape des Groupes cette année qui a rendu possible ce choix de Florent Pagny de nous réunir dans un trio. Ça n’aurait pas été autorisé lors des battles qui avaient lieu lors des saisons précédentes. Tous les paramètres étaient réunis.

Vous avez remporté la moitié des suffrages hier soir, face à trois autres finalistes. Est-ce que vous aviez ressenti cet amour du public avant la finale ?

Sébastien : On avait ressenti cet engouement sur les réseaux sociaux, et on s’est dit qu’on avait toutes nos chances même si c’était une première pour un trio dans l’émission. On y est allé à fond, et le mot d’ordre était le "plaisir", profiter de ce dernier spectacle dans The Voice.

Que vous a dit Florent Pagny après votre victoire ?

Levon : Il nous a dit qu’il était très fier de nous et de nos prestations hier soir. D’ailleurs, nous aussi, parce qu’on n’avait pas des chansons faciles à chanter. Il était très heureux de remporter ce trophée avec nous, et il nous a dit que maintenant, il faut penser à la suite, se préparer et faire les choses intelligemment.

Salvatore : Et nous, on lui a dit merci. On sait que tout est lié à lui et qu’il a pu voir avant nous ce qu’on n’avait pas vu. Et ça, c’est incroyable.

"Toutes les planètes étaient alignées pour notre victoire"

Florent Pagny vous a annoncé sur le plateau qu’il comptait vous inviter à participer à sa tournée avec lui…

Levon : Il va nous falloir un moment pour qu’on réalise, qu’on digère… Mais tant qu’on n’y est pas, on n’a pas envie de s’emballer, on veut savourer chaque moment. Mais ce serait incroyable parce que toutes ses salles sont combles. Et d’être avec lui… Au-delà de l’aspect musical sur lequel on s’entend très bien – il prend même son pied en chantant avec nous et nous aussi, d’ailleurs – il s’est passé quelque chose d’humain avec lui. On dirait qu’on est des potes ! Il pourrait être mon père, mais on dirait qu’on est des amis ! En toute modestie. On est très heureux de ce qui se passe.

Sébastien : Ça se fait très naturellement et il nous met à l’aise. Il est à l’écoute, c’est facile de discuter avec lui. Il est très simple.

Salvatore : Notre lien avec lui s’est renforcé au fur et à mesure des étapes. C’est incroyable de poursuivre cette aventure avec lui à nos côtés et d’apprendre à le connaître.

Quel souvenir gardez-vous des autres coachs ? 

Salvatore : On a vu des coachs très bienveillants. Ils sont tous impliqués, très investis avec leurs talents. C’est une belle famille.

Levon : Pour ma part, il s’est vraiment passé quelque chose avec Zaz. Elle a quelque chose d’humain, beaucoup dans l’énergie. Et je joue du duduk, c’est son instrument préféré. Elle était très présente pour ses talents, elle s’investissait à 2000%. Les autres aussi, mais c’était différent. Elle a très bien trouvé sa place dans The Voice, elle pourrait la garde des années, alors que c’était sa première saison. J’ai eu un coup de foudre avec elle. Amical, je précise. (Rires)

"Lara Fabien est une diva, une déesse !"

Vous avez chanté Adagio avec Lara Fabian lors de la finale, un moment mémorable. Comment s’est passée cette rencontre ?

Sébastien : On a eu la chance de la rencontrer en amont, elle nous a invités dans sa loge pour discuter. Ça a désacralisé le moment, parce qu’on avait beaucoup de pression de chanter avec elle. Et en fait, c’est quelqu’un de très solaire, gentille et bienveillante. Elle nous a mis à l’aise tout de suite, ça nous a mis dans de bonnes conditions. Le moment qu’on a partagé hier sur scène était incroyable. 

Levon : Lara est incroyable. Elle chante merveilleusement bien, c’est une diva, une déesse, vraiment ! On a essayé de vivre le moment présent, mais au lendemain de la finale, on réalise qu’on a chanté avec elle quand on voit les images. Chanter Adagio à ses côtés les yeux dans les yeux, c’est fort.

Comment avez-vous travaillé après la formation de votre trio ?

Levon : L’inconvénient, c’est que Salvatore est en Belgique, Sébastien est dans le Nord, moi à Marseille. On s’est fait des résidences, une en Belgique, deux à Paris, une dans le Sud… Pour préparer au mieux possible la demi-finale. 

Sébastien : On a trois fois plus de travail, on doit apprendre à s’harmoniser, il y a plein de choses encore à travailler. Mais on va tout faire pour être les meilleurs possibles.

Sébastien, vous êtes professeur des écoles, comment se passe cette année scolaire très particulière ?

Sébastien : J’ai eu une année scolaire un peu en dents de scie ! Mes élèves ont la chance d’avoir une remplaçante qui est toujours la même. L’Éducation Nationale a été assez compréhensive, ils savaient que c’était un rêve et une situation exceptionnelle. Maintenant, je vais finir l’année, et je me mettrai en disponibilité l’année prochaine pour vraiment aller au bout de cette aventure avec le trio.

Une femme, le premier single de votre futur album, est déjà disponible en streaming…

Sébastien : Cette chanson a été écrite par Mark Weld et composée par Thierry de Cara. Elle nous a tout de suite plu, et Florent a eu son mot à dire aussi. C’était un travail d’équipe. En plus d’être belle, cette chanson nous parle, on est très attaché aux femmes, à nos mamans. C’était un très beau moment quand elles sont venues nous rejoindre sur scène.

Levon : C’était la première fois qu’on chantait cette ode à la femme, et le faire en live sur le plateau, c’était un défi. Il y a beaucoup d’harmonies, cette chanson est vraiment pas facile à chanter. On est très fier.

Par
Hugo Mallais