Animaux à adopter (C8) – Sandrine Arcizet et Élodie Ageron :  » Ensemble, on se sent plus fortes face à ces abandons »

Publié le 28 juin 2024 à 11:22
COYOTE CONSEIL
INTERVIEW. Le 100e épisode de l’émission est un numéro spécial, plein de surprises. L’occasion aussi, pour les deux complices, de passer quelques messages avant l’été.

Que nous préparez-vous pour cet anniversaire ? 

Sandrine Arcizet : Une immersion dans le refuge de la SPA de Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais, au contact des salariés, des bénévoles et de tous les animaux qui attendent une nouvelle famille. Nous allons donner des conseils, revenir sur des moments forts et vivre des adoptions émouvantes. 

Élodie Ageron : Par exemple, j’ai rencontré une dame qui a recueilli Buck, un chien maltraité. Comment ne pas être sensible au sort de ces animaux ? Mais, grâce aux familles qui les adoptent, ils parviennent à refaire confiance aux humains et à s’en sortir… 

Pourquoi avoir choisi le refuge de Saint-Omer ? 

Sandrine : C’est un très beau refuge, qui accueille des chiens, des chats, mais aussi des NAC (nouveaux animaux de compagnie, ndlr) et des animaux de la ferme. Cela nous a permis de faire un focus sur ces espèces dont on parle moins. Et puis, nous voulions mettre en avant l’équipe, qui est très investie. Certains membres travaillent à la SPA depuis vingt ans. Ils donnent tout leur temps, toute leur vie aux animaux ! C’est très beau à voir. 

Élodie : On les admire énormément, parce qu’ils doivent tous les jours faire face à des situations compliquées. Pourtant, ils ne craquent pas et restent là pour apporter leur aide. Bravo à eux ! 

Chaque année, en France, plus de 300 000 animaux sont abandonnés. Cette édition spéciale est-elle aussi un moyen d’alerter le public avant l’été ? 

Sandrine : Tout à fait, car il y a beaucoup d’arrivées en refuges à cette période critique. Pour éviter les abandons, il faut se poser les bonnes questions, avant d’adopter un animal : a-t-on les moyens financiers de l’assumer ? A-t-on du temps à lui accorder ? Que fait-on de lui pendant les vacances ? Aujourd’hui, de nombreuses solutions existent : de plus en plus d’hôtels les acceptent, et des sites Internet proposent aux propriétaires de les mettre gratuitement en relation avec des gens pour s’occuper d’eux. 

Élodie : L’un des problèmes, c’est aussi l’éducation et la socialisation des animaux. Certaines personnes prennent des chiens, comme des malinois ou des molosses, parce qu’ils sont à la mode. Mais ces races ont des besoins particuliers. Les gens ne savent pas forcément s’en occuper, se retrouvent vite débordés et finissent par les abandonner… 

Vous êtes toutes les deux très engagées dans la cause animale. Cette émission a-t-elle une saveur particulière pour vous ? 

Sandrine : Avec Animaux à adopter, on est dans l’émotion, avec l’objectif de donner une seconde chance à des êtres sensibles, qui ressentent de la joie et de la tristesse, tout comme nous. Avec Les Animaux de la 8, que nous coprésentons depuis dix-neuf ans, on est plus dans la pédagogie. Finalement, nous touchons tous les publics, et notamment les enfants. C’est important, car la sensibilisation commence par eux. 

Peut-on espérer retrouver Animaux à adopter à la rentrée ? 

Élodie : Oui, nous repartons pour une septième saison ! Je suis heureuse de présenter cette émission avec Sansan. Nous sommes hyper complices et nous nous apportons énormément. Ensemble, on se sent plus fortes face à ces abandons. 

Animaux à adopter, vendredi 28 juin à 21h15 sur C8

Par
Katia de la Ballina