Alexia Laroche-Joubert, productrice de Fort-Boyard et candidate : « J’ai dû remplacer un invité »

Publié le 22 août 2022 à 7:29
Laurent VU / ALP / FTV
Ce samedi 27 août, Alexia Laroche-Joubert tentera de relever les défis de "Fort Boyard" (France 2) : la présidente d’ALP, société de production du jeu d’aventure, a enfilé les habits de candidate dans des circonstance exceptionnelles. Récit.

C’est inhabituel pour une productrice de se retrouver candidate dans son propre jeu…

J’avais adoré participer à l’émission en 2012, et quand j’ai pris la présidence d’ALP, quatre ans plus tard, j’ai dit aux équipes que si, un jour, ils avaient un problème avec un candidat, ils pouvaient faire appel à moi. Et c’est arrivé. Par le plus grand des hasards, j’étais sur le tournage le jour exact où un invité à raté son train.

Est-ce que comme tous les candidats vous avez rempli un questionnaire préalable sur vos phobies et éventuelles allergies ?

Non, j’ai seulement signalé un problème bénin à l’épaule auquel je devais faire attention. Je ne suis pas sujette aux allergies, mais peut-être aurais-je avoué ne pas trop aimer les serpents. Mais ce qui est drôle dans Fort Boyard, c’est de se faire "cueillir" par les épreuves.

Vous n’avez pas usé de votre position pour essayer de savoir ce qui vous attendait ?

Pas du tout ! Je savais juste que c’était la dernière émission et que le dernier atout du Père Fouras serait donc « Le guerrier mystère », mais j’ai demandé à la production d’être exclue du choix de la personnalité qui l’incarnait. Ce qui est drôle, c’est que, comme c’est un homme que je remplaçais au pied-levé, je me suis retrouvée avec des épreuves où, pour certaines, on sent bien que je n’avais pas le physique…

Globalement, comment vous en êtes-vous tirée ?

Je dirais dans la moyenne des candidats moyens, avec des échecs et quelques réussites. Et je pense avoir battu le niveau de décibels sur une épreuve, à force de crier (rires).

De Fred Bousquet, Candice Pascal, Guillaume Pley, Hugo Manos ou Julien Fébreau, quel co-équipier vous a le plus surpris ?

Julien Fébreau (commentateur de la Formule 1 sur Canal +, ndrl), qui est très, très compétiteur. Pour côtoyer un autre journaliste sportif en la personne de Denis Brogniart sur Koh-Lanta, j’aurais dû m’en douter.

Et à quoi êtes-vous contente d’avoir échappé ?

À la Maison de poupée, aux serpents… Mais je regrette en revanche de ne pas avoir fait le Saut de l’ange. Je ne sais pas si j’en aurais été capable, mais j’aurais aimé me confronter à moi-même.

Qu’est-ce que la candidate a découvert, que la productrice ne soupçonnait pas ?

L’attente, sur le Fort. Par exemple, quand vous êtes en prison, il peut se passer 45 minutes avant d’être appelée pour une autre épreuve, et vous vous refroidissez. J’ai fait une note aux équipes après le tournage sur de petites améliorations à apporter, recommandant par exemple de prévoir des exercices d’échauffement pour les candidats.

Autre sujet : vous avez posté récemment sur Instagram une photo de vacances depuis les Philippines. Vous n’allez pas, par hasard, en profiter pour y tourner la prochaine saison de Koh-Lanta ?

Au moment où je vous parle, j’y suis effectivement, en famille. Et pour tout vous dire, oui, la prochaine saison de Koh-Lanta se déroulera aux Philippines. Je rejoins le tournage juste après.

Interview Marc Teynier

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