En tant que sujette du royaume de Belgique, vous attendiez-vous, un jour, à donner la réplique au spécialiste des têtes couronnées ?
Alexandra Vandernoot : On n’a pas vraiment eu le temps de parler des têtes couronnées, avec Stéphane. On s’est plutôt concentrés sur nos personnages. J’ai découvert quelqu’un de très fin, travailleur, sérieux, impliqué dans ce qu’il avait à faire. Pas du tout mondain, contrairement à ce que l’on imagine. Le fait qu’il s’exprime parfaitement le rend crédible dans son rôle de procureur. Mais il apporte aussi une sensibilité et une fragilité que je ne lui connaissais pas. En outre, il est très à l’écoute de ses partenaires, pas du tout à se faire mousser. C’était vraiment un délice de tourner avec lui, même s’il s’agissait souvent de scènes un peu dures. Des scènes de conflits, de reproches.
Justement, expliquez-nous un peu le pourquoi de ces tensions entre Antoine Bellefond et sa soeur, Constance, les personnages que vous jouez…
Mon mari étant accusé du meurtre d’un voisin, ma fille demande de l’aide à son oncle, Antoine. Quand celui-ci arrive sur le domaine oléicole où nous vivons, je me montre très froide à son égard. Cela fait dix ans que l’on ne se parle plus, lui et moi. Dix années durant lesquelles il s’est entièrement consacré à sa carrière. Je lui en veux beaucoup de ne pas avoir été présent pour notre mère lorsqu’elle a été victime d’un AVC. J’ai dû m’en occuper toute seule. Il n’a pas été là non plus à son enterrement, pour cause de plaidoirie ce jour-là. Ce que je ne peux lui pardonner.
À lire également
Ici tout commence (TF1) : les premières images de l’arrivée fracassante du fils de la chef Cardone
L’action se situe dans la Drôme, du côté de Nyons, pays de l’olive. Vous avez dû vous régaler et apprendre plein de choses…
Pour tout vous dire, on a un peu triché, puisque la propriété où l’on a tourné est un domaine viticole. La partie « olives » a été filmée dans un autre endroit. Malgré tout, on a fait de nombreuses dégustations d’huiles, de tapenades et autres produits tout aussi sublimissimes, l’olive noire de Nyons étant une AOC (appellation d’origine contrôlée). J’ai toujours cuisiné à l’huile d’olive, mais, désormais, je suis plus attentive aux différentes variétés.
À propos de cuisine, à quand le retour de la cheffe Annabelle Cardone dans Ici tout commence ?
Justement, je m’apprête à repartir sur le tournage ces jours-ci… Mais c’est tout ce que j’ai le droit de vous dire, à part que j’aime beaucoup ce personnage, horripilant par moments, dur et outrancier. À d’autres, Annabelle peut se montrer touchante. C’est une femme qui a dû se battre pour se faire une place dans un milieu machiste. Tout le contraire de ce que j’ai vécu sur le tournage de Bellefond, où l’équipe technique était à 85 % féminine.
À lire également
Stéphane Bern « un gun entre les mains » : l’animateur confie avoir été agacé suite aux moqueries
Cette série, comme Bellefond, fait la part belle à de jeunes acteurs débutants… Quel regard portez-vous sur eux ?
Ils ont des parcours moins académiques que le mien. Ce qui ne les empêche pas d’être motivés et talentueux. Leurs petites maladresses, dues à leur manque d’expérience, sont largement compensées par leur attachante personnalité. Nous, adultes, ça nous permet aussi parfois de nous remettre en question.
Bellefond : mardi 18 octobre à 21h10 sur France 3
Interview Frédéric Lohézic