Accusée de racisme par des membres d’une chorale, la production de Quotidien sort du silence

Publié le 4 juin 2024 à 12:36
Capture d'écran TMC
Invité lundi de Quotidien (TMC), Pierre Garnier (Star Academy) a interprété Nous, on sait entouré d’une chorale d’une centaine de personnes. Mais certains chanteurs ont accusé la production de racisme sur les réseaux sociaux en évoquant l’accueil reçu. Des accusations sur lesquelles vient de revenir la société de production Bangumi.

La production de Quotidien fait face à une polémique de grande ampleur depuis quelques heures sur X (anciennement Twitter). Plusieurs internautes, se présentant comme membres de la chorale ayant accompagné Pierre Garnier pour sa prestation live de Nous, on sait, accusent en effet l’émission de racisme.

Ce que reprochent les chanteurs à Quotidien

A en croire les témoignages postés, une partie de la chorale aurait reçu des bracelets noirs et aurait été conduite dans une salle à part pour n’intervenir qu’au moment de la prestation du gagnant de la Star Academy. "Des bracelets de couleur noire ont été distribués seulement aux choristes issus de l’iommigration, plus précisément des femmes et des hommes noirs (…) Lorsque les répétitions se sont terminées, une membre de la production a demandé à ceux portant un bracelet de lever la main et de quitter le plateau pour rejoindre une salle. Le groupe est resté plusieurs heures dans cette salle froide, sans fenêtre (…) Seules les équipes de Pierre ont pris la défense des choristes discriminés", affirme ainsi un internaute en reprenant le supposé témoignage d’une chanteuse. D’autres internautes évoquent de leur côté des faits similaires ainsi que des tensions avec un responsable de sécurité "qui leur criait dessus et leur mettait la pression", refusant même que certains "aillent se changer ou aux toilettes pour se maquiller".

La direction de Bangumi sort du silence

Pointée du doigt, la société de production Bangumi a réagi auprès de nos confrères de Puremedias. "Nous prenons ça au sérieux et nous présentons nos excuses à toutes les personnes que nous avons pu blesser". Une source interne a ajouté qu’il s’agissait en réalité "d’un immense malentendu" et un "couac de communication". "On a sans doute sous-estimé la gestion d’un tel afflux de personnes (une centaine de personnes, ndlr) dans la mécanique organisationnelle d’une émission quotidienne où tout est millimétré avec les répétitions de Yann (Barthès, ndlr) à 17h, celles des chroniqueurs à 18h, etc…", a précisé ce salarié de Bangumi.

Il a ajouté qu’il était bien prévu, avec Sony, de ne garder en plateau qu’une partie de la chorale pendant l’émission et de ne faire venir les autres choristes que pour la prestation de Pierre Garnier. Et ce pour garder des places dans les gradins pour les "50 spectateurs inscrits et déjà bookés à l’avance". Réfutant avoir fait preuve de racisme, ce salarié a démenti avoir "trié les gens par race". "Je trouve ça glauque d’imaginer qu’on ait pu faire ça",  a-t-il poursuivi en évoquant un "couac entre Bangumi, Sony, la société qui gère le public et la direction du gospel" au niveau de la gestion du groupe.

Par
Clara Kolodny