Accusé de racisme, Jarry fait une mise au point dans Quotidien : « Il faut remettre l’église au milieu du village »

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 14:40
TMC
Excédé par les accusations de racisme dont il a récemment fait l'objet, Jarry a tenu à mettre les choses au clair dans Quotidien.

Voilà une polémique à laquelle ne s’attendait pas Jarry. Ces derniers jours, l’humoriste est la cible de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux. Le comédien s’est retrouvé accusé de racisme après avoir publié sur Instagram un extrait de son spectacle où il s’amuse de la présence d’un homme noir dans son public. Face à la vague de haine dont il fut l’objet, Jarry avait pris la parole en story afin de mettre les choses au clair : "Si je poste ces vidéos qui sont des improvisations, c’est parce que je crois profondément qu’on peut rire ensemble de beaucoup de choses et de ne surtout pas nous diviser. Malheureusement, certains le prennent très mal et ça me peine vraiment. Et le but n’était évidemment pas de les blesser, je n’aime pas blesser les gens. Donc déjà pour ça, je leur adresse mes excuses. Mais je ne comprends pas la haine qui m’est renvoyée en face par contre. C’est bizarre parce que ça fait 15 ans que je fais ce métier, 15 ans que je dis aux gens qu’il faut qu’on arrête de se prendre la tête avec notre couleur de peau, nos religions, notre sexualité."

La mise au point de Jarry

Ce mardi 18 mars, Jarry était invité sur le plateau de Quotidien. Interrogé sur ses propos tenus sur Instagram par Yann Barthès, Jarry en a profité pour faire part de sa colère face à cette polémique : "J’ai fait un sketch avec un jeune homme noir. Et les gens m’ont écrit… C’est très peu de gens, il faut remettre l’église au milieu  du village, c’est moins de 2% des messages que j’ai reçus. Mais qui m’ont dit : ‘Tu es raciste’. Moi, ça m’a fait pleurer. Parce que j’ai 47 ans, que j’ai toujours connu la différence. Quand j’ai commencé la télé, il y a quinze ans, tout le monde disait : ‘C’est qui ce pédé, il est bizarre, il est pédé’. Il ne voyait que ça, ma sexualité."

"Mon seul but c’est de vivre ensemble"

"Je ne vais évidemment pas moi-même aller pratiquer ce racisme", poursuit Jarry, qui a expliqué pourquoi il se permettait d’employer ce genre d’humour dans un but de dénoncer. "Mais je pense que la caricature, elle est nécessaire en disant tout haut ce que pensent certains fachos et d’en rire. Coluche disait une phase qui m’a toujours marqué : ‘Si on ne peut pas rire des choses graves, de quoi va-t-on rire ?’ Je crois que c’est vrai. Je pense que celui qui prend mal les choses, c’est qu’il a quelque chose à régler avec lui-même. Moi, jamais de la vie je manquerai de respect à quelqu’un, parce que je sais trop ce que c’est d’être considéré pour sa sexualité, sa couleur de peau ou sa religion. Donc je le redis ici haut et fort, mon seul but c’est de vivre ensemble, que les extrêmes arrêtent de nous opposer les uns aux autres et que le rire soit une manière d’aimer."

Par
Benoît Lesueur