Abi Bernadoth à l’affiche du spectacle Molière : « L’après-The Voice a été très compliqué »

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 20:58
Stevens Tomas/ABACA
Abi Bernadoth, le gagnant de la saison 9 du télécrochet de TF1, prend sa revanche en incarnant l’ennemi juré de Molière dans le spectacle musical du même nom qui part en tournée dans toute la France.

Sa voix et son charisme avaient charmé les téléspectateurs de "The Voice" qui l’avaient désigné vainqueur de la saison 9 le 13 juin 2020, marquée par la crise du Covid-19. De lui, son coach Pascal Obispo disait : "Il représente parfaitement pour moi, l’homme d’aujourd’hui. Sensible, bienveillant et artiste merveilleux". Trois ans plus tard, Abi Bernadoth s’est lancé dans une nouvelle aventure avec Molière, le spectacle musical de Dove Attia qui vient de connaitre un formidable succès critique et public à Paris.

"Quand Bruno Berberes, le directeur de casting de The Voice, m’a proposé de passer des essais pour Molière, j’y suis allé par curiosité. Je sortais d’une nuit blanche, j’étais en roue libre mais visiblement, ma prestation a plu au metteur en scène Ladislas Chollat ! Pour lui, c’était une évidence : j’étais le Prince de Conti", nous raconte Abi. Loin de l’univers du musical, le jeune artiste a dû également composer avec un personnage très loin de lui, qui dans à l’époque, fit tout ce qu’il put pour empêcher Molière de jouer ses pièces. "J’ai un rapport aux autres qui est très bienveillant. Sur scène, c’est tout l’inverse que je dois proposer. De la même manière, j’ai toujours vécu la musique de manière très intériorisée. En comédie musicale, on vous demande de faire voyager les émotions vers l’extérieur, de les partager avec le public. Honnêtement, ce n’est pas simple, mais j’apprends", confie le chanteur.

Même s’il a pu participer à des projets d’envergure, Abi Bernadoth tient sa revanche après des années compliquées. "Je suis heureux car l’après-The Voice n’a pas été évident pour moi. Bien sûr, j’ai eu la chance de chanter le générique d’un Disney et de sortir un premier EP. Je ne peux pas cracher dans la soupe, tout n’a pas été mauvais. Mais beaucoup de choses ont été freinées par le Covid, notamment les concerts. Mais je suis fort de ces expériences, même douloureuses. Heureusement, il existe de multiples manières d’exister dans la musique. Quoi qu’il arrive, je fais ce que j’aime au quotidien", ajoute-t-il.

Par
Amandine Scherer