Comment vous avez vécu cette aventure ?
Mohamed : Comment je l’ai vécue ? C’est vrai qu’au début, je ne m’attendais pas à ce que ce soit autant vivant, que je sois aussi stressé, que je retrouve autant d’émotions. Mais au final, je l’ai super bien vécue parce que j’ai rencontré de très belles personnes.
Et justement, il y a certaines amitiés qui se sont tissées et on le voit notamment lors de la finale quand vous donnez le doudou, etc. Est-ce que vous êtes restés en contact après le tournage ?
Je suis toujours en contact avec notamment Thomas et Sarah. Pour moi, aujourd’hui, ce sont de très bons amis, si ce n’est plus !
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Par rapport aux défis à relever, lequel a été le plus difficile pour vous ?
Je vais en citer trois qui me viennent en tête. Il y avait l’épreuve du crayon de couleur au début où je n’y arrivais pas du tout… J’ai vraiment cru que j’allais y passer. (Rires). Ensuite, il y a eu l’épreuve des bougies. Je pensais que j’allais bien réussir, mais en pensant être trop à l’aise, je me suis planté. Là, je me suis dit : ‘Tu vas partir’. Et ensuite, vers la fin, l’épreuve du lance-pierre avec la balle de tennis. Il fallait viser les trois planches… Je ne pensais pas que j’allais mettre autant de temps !
A contrario de ces moments-là plutôt compliqués, est-ce que vous avez eu un déclic concernant la possibilité de remporter la victoire finale ?
Disons que le déclic, je l’ai vraiment eu dès les premières épreuves de la finale. Au début, je voulais aller le plus loin possible parce que je suis compétiteur et que j’ai envie de gagner, tout simplement. Et au bout d’un moment, je me suis dit : ‘Attends, mais là, si tu continues à te donner à fond, il n’y a aucune raison que tu ne puisses pas gagner’.
Aviez-vous une stratégie pour aborder les épreuves, ou les avez-vous vécues les unes après les autres ?
Non, honnêtement, je les ai vécues les unes après les autres (rires). Je voulais me qualifier à chaque fois. Je n’avais aucune stratégie. À chaque fois qu’on nous expliquait les règles, je prenais quelques secondes pour réfléchir à comment j’allais m’y prendre. Et avant que ça commence, je fermais les yeux, je pensais à ma famille et je me disais que j’allais tout faire pour réussir.
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Justement, votre famille semble avoir été un vrai moteur ! Comment vos proches vous ont-ils soutenu dans cette aventure ?
Je sais que mes parents étaient contents que je participe, parce que j’en ai toujours parlé. Tous les soirs, je les appelais dès que je pouvais. Ils étaient autant stressés que moi (rires). Ma mère, surtout, criait de joie à chaque victoire et me souhaitait bonne chance pour le lendemain.
Quelles ont été vos motivations pour participer à l’émission ?
Depuis petit, je regarde des émissions familiales avec ma famille. Avec mon grand frère, on a toujours voulu faire une émission télé, comme Pékin Express. Quand j’ai eu l’occasion de faire celle-ci, mon grand frère et mon petit frère de 18 ans étaient à fond derrière moi !
Qu’est-ce qui a fait la différence par rapport aux autres candidats, selon vous ?
Je dirais que c’est la gestion du stress. Je fais du basket, donc j’ai déjà vécu des phases finales. Les épreuves paraissent simples, mais sur un plateau avec les caméras, les lumières, l’alarme et le public, c’est une autre histoire (rires).
"Il m’a dit que je ne devais pas avoir le syndrome de l’imposteur"
Comment ça s’est passé avec Éric Antoine sur le plateau ?
Étonnamment, je ne m’attendais pas à ce qu’il soit aussi gentil et compatissant. Hors caméra, il vivait les émotions avec nous. Il m’a dit des choses que je n’oublierai jamais. Quand j’ai gagné, je me sentais mal pour Sarah. Il est venu me voir et m’a dit que je ne devais pas avoir le syndrome de l’imposteur, que si j’étais arrivé là, c’est que je l’avais mérité. Ça m’a marqué.
Malgré ce syndrome de l’imposteur, vous êtes quand même heureux d’avoir gagné rassurez-moi ?
(Rires). Oui, bien sûr. J’étais très heureux, même si je me sentais mal pour elle.
Votre entourage, comment a-t-il réagi au moment de votre victoire ?
Il n’y a que ma famille proche qui était au courant avant la diffusion de la finale. Quand je les ai appelés, mon père a crié, ma mère aussi, et mon petit frère est même sorti courir dans le quartier de joie !
Humainement, qu’est-ce qui vous a marqué le plus dans l’émission ?
Le fait qu’on vive tous ensemble, qu’on partage le même stress, ça crée forcément des liens. J’ai rencontré Thomas sur une épreuve d’équipe, et on s’est fait confiance jusqu’au bout. Aujourd’hui, c’est mon ami.
Si vous pouviez rejouer une épreuve, juste pour le plaisir, laquelle choisiriez-vous ?
Les épreuves manuelles, comme la montgolfière, parce que je suis très manuel. J’aimerais aussi refaire celle du lance-pierre, parce que je n’ai pas été assez bon. Et puis, l’épreuve de la balançoire, très dure mais satisfaisante quand le vase se brisait.
Un candidat vous a-t-il particulièrement impressionné ?
Julien ! Il terminait souvent premier, très concentré, sûr de lui. Je ne l’ai presque jamais vu sourire (rires).
Que comptez-vous faire de vos gains ?
J’ai réfléchi et je vais investir. Et surtout, je veux partir en vacances avec mes parents, ça fait longtemps. Je soutiens aussi une association qui s’appelle Ouma Charity, qui aide des enfants handicapés au Maroc.
Cette victoire peut-elle changer votre vie professionnelle ?
Je l’espère ! J’aimerais refaire des émissions, j’y ai pris goût. Outre Pékin Express, il y a Les Cinquante ou Les Apprentis Aventuriers qui me tenteraient aussi.
Enfin, quels conseils donneriez-vous aux futurs candidats ?
De ne pas se mettre la pression. D’y aller à fond, de croire en eux, de bien s’entourer. Et surtout, de kiffer, parce que ce n’est pas qu’un jeu, c’est une vraie aventure.