C’est un traumatisme qui marquera à jamais la vie de Bruno Guillon. Dans la nuit du 26 au 27 septembre 2023, l’animateur, sa femme et leur fils ont été victimes d’un cambriolage alors qu’ils se trouvaient à leur domicile. Un épisode violent, puisque ces derniers ont été séquestrés avec des menaces de mort durant toute la durée du vol, comme l’avait raconté Bruno Guillon sur RTL : "Je vois ma femme avec un pistolet sur la tempe. Je vois mon fils qui est menacé par deux gars. Tout de suite on m’attache les mains dans le dos, on m’emmène dans la chambre de mon fils. On me dit que si jamais on fait quoi que ce soit, ils vont me tuer. Je vois ma femme avec quelqu’un d’autre, avec une arme sur la tempe et ils l’emmènent dans le couloir. Alors je leur demande de me prendre moi et de laisser ma femme avec mon fils. Mais ils partent et ils nous renferment dans la chambre avec mon fils, qu’ils attachent les mains devants, parce qu’ils n’arrivent pas à attacher les mains dans le dos ? Et là on reste enfermé dans ce qui sera les 30 minutes les plus longues de ma vie, avec un gars qui nous surveille."
7 mois après ce drame, Bruno Guillon tente de remonter la pente. Présent au micro de France Info ce jeudi 30 mai pour présenter son nouveau jeu Qui restera dans la lumière diffusé samedi sur France 2, l’animateur a été interrogé sur son état psychologique en marge de son entretien : "Je suis quelqu’un d’assez réservé. Je n’en ai parlé qu’une fois avec une seule interview et on m’a très vite reproché de m’épancher partout pour parler de ce truc, alors que je n’en ai vraiment parlé qu’une seule fois !"
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"On s’en sortira"
Bruno Guillon a ensuite expliqué que cela pouvait être plus dur à vivre pour sa famille : "J’ai la chance de pouvoir parfois un peu en parlé, c’est un peu un exutoire, de faire des allusions parfois à la radio dans mon émission. C’est une chance que n’a pas forcément ni mon fils de 15 ans, ni ma femme. Ce sont des démons que l’on combat à trois. C’est un exercice qui n’est pas forcément facile. Mais on s’en sortira."
"Ça change, évidemment", poursuit Bruno Guillon, qui avoue avoir revu sa manière de voir la vie depuis : "J’étais déjà dans l’instant présent parce que je sais que c’est important, que tout peut basculer du jour au lendemain. J’ai vraiment pris conscience que du jour au lendemain, tout peut s’arrêter. Je n’ai déjà pas l‘habitude de me plaindre, mais pour le coup, ça a gommé toute forme de plainte. Tout va bien."