50’ Inside – Isabelle Ithurburu : « Pour ce genre de magazine, il vaut mieux avoir un profil fédérateur »

Publié le 7 octobre 2023 à 9:55
© Stéphane GRANGIER / TF1
Depuis le 2 septembre, la journaliste spécialiste du rugby a succédé à Nikos Aliagas à la présentation du magazine. Un rôle qu’elle assume avec toute sa spontanéité.

Quel bilan faites-vous, au bout de ces quatre premiers numéros ? 

Isabelle Ithurburu : Les deux premiers ont très bien marché. Depuis, nous sommes en concurrence avec le rugby donc, forcément, ça influe sur les audiences. En ce qui me concerne, je me suis bien adaptée. Je me rends compte que j’aime beaucoup l’exercice du portrait avec les personnalités. 

Ressentez-vous la pression des audiences ? 

Je ne m’en occupe pas. Je préfère me concentrer sur mon travail de journaliste et j’essaie d’y mettre tout mon coeur et mon envie. 

Quelles sont les raisons qui, selon vous, ont poussé les responsables de TF1 à faire appel à vous ? 

J’imagine que c’est pour ma spontanéité, ma bienveillance et, sans doute, ma proximité avec le public. Pour ce genre de magazine, il vaut mieux avoir un profil fédérateur. 

Vous n’en êtes pas à votre première expérience dans le divertissement. Vous aviez déjà présenté, sur Canal+, Le Tube (2016-2018) et Bonsoir ! (2018-2019)… 

J’avais eu effectivement l’occasion, sur Canal+, de faire ce pas de côté. Cela m’avait beaucoup plu et j’espérais, dans un petit coin de ma tête, que cela serait encore possible. C’est d’ailleurs l’argument qui m’a poussée à rejoindre TF1. 

Qu’est-ce qui vous attire dans ce programme, vous qui n’aimez pas le terme de magazine people ? 

En effet, je le trouve réducteur, on l’associe à la presse people, que je n’apprécie pas. Je préfère le terme info-divertissement. Cette émission brasse des sujets intéressants, variés, légers, glamour. Et puis, on rencontre des personnalités du monde de la culture, des acteurs, des musiciens, des auteurs. Le téléspectateur passe un excellent moment, tout en apprenant des choses. 

À 18 ans, en 2001, vous avez été élue Miss Pau-Béarn. N’est-ce pas une façon de boucler la boucle en arrivant sur la chaîne de l’élection des Miss France ? 

Le concours que j’ai remporté était local, il n’avait rien à voir avec celui des Miss France. Je me suis présentée parce qu’il y avait un voyage à gagner. Je n’avais pas l’ambition de me présenter à l’élection de Miss France. (Rires) 

Avez-vous d’autres projets que le rugby et 50’ Inside, sur TF1 ? 

Pour l’instant, non. L’idée est, qu’en novembre, après la Coupe du monde de rugby, l’on s’assied et que l’on discute de ce que l’on pourrait faire. J’aimerais bien présenter une émission d’accueil avec une bande, où l’on s’amuse et où l’on se détend. Un peu ce que je fais actuellement avec le rugby, mais dans un autre domaine. Je n’aime pas être toute seule devant un prompteur. 

Avec la réussite d’Estelle Denis, de Marie Portolano et la vôtre, on peut dire que les journalistes sportives ont le vent en poupe. Quel est le secret de vos succès ? 

Le sport, comme le dit Nathalie Iannetta, est une très bonne école. On apprend à gérer le direct. Ça touche aussi au domaine de l’émotion, et c’est fédérateur. 

Vous avez fêté vos 40 ans cette année. Est-ce l’âge de la maturité, pour vous ? 

Je considère que je suis à un carrefour de ma carrière. Je regarde ce qu’il y a eu derrière et je me dis qu’il y a encore pas mal de choses à faire devant. (Rires) 

50′ Inside : tous les samedis à 17h50 sur TF1

Par
Hacène Chouchaoui