"J’ai pris conscience des dangers qui menacent notre planète"
Vous êtes coauteur de ce nouveau magazine. Comment vous est venue l’idée de ce projet ?
Gil Alma : Je suis devenu écolo après avoir lu le bouquin de Pablo Servigne et Raphaël Stevens, Comment tout peut s’effondrer. J’ai pris conscience des dangers qui menacent notre planète, et j’ai décidé de changer mon mode de vie. Aujourd’hui, je roule en voiture électrique et je recharge la batterie avec mes panneaux solaires. Avec le réalisateur Thierry Marsilhac et mon pote Benoit Joubert, nous avions tourné un documentaire, Les Derniers Coins sauvages de France. Mais je n’ai pas réussi à le vendre à France Télévisions. Dans la foulée, j’ai participé à un documentaire de la série Instinct animal, en Namibie (diffusé le 26 décembre 2023, sur France 2, ndlr). J’ai exposé mon projet aux producteurs de Martange Production, qui m’ont dit que l’idée n’était pas mal et qu’ils allaient essayer de l’améliorer. Ils ont ajouté l’enjeu écolo. C’est ainsi que ce magazine a vu le jour.
"De ces moments qui pourraient sembler désagréables, on a fait des séquences drôles"
Qu’est-ce qui a été le plus dur, lors de ce tournage ?
Crapahuter avec un sac de 25 kg sur le dos, ce ne sont pas les meilleures conditions pour voyager. Mais ce n’était pas non plus le bagne. Voir galérer Benoit me faisait rire. De ces moments qui pourraient sembler désagréables, on a fait des séquences drôles.
Votre duo fait penser au binôme du clown blanc et de l’auguste. Est-ce ainsi que vous vous êtes distribué les rôles ?
Exactement ! On est aussi comme ça sur scène. Cela fait trois ans que l’on tourne avec notre spectacle, Gil et Ben (ré)unis. Benoît est un hypersensible, tout peut lui sembler éprouvant, alors que je suis carré, stoïque… Il n’est pas un adepte de la diététique, aime la charcuterie, alors que je suis végétarien. Je suis sportif, et lui, plutôt contemplatif.
Qu’est-ce que cette expérience vous aura appris ?
En matière d’écologie, j’étais plutôt bien informé, mais pas au point, toutefois, d’être en mesure de calculer que 115 km en voiture à moteur thermique correspondaient à 25 kg de CO2… Avant le tournage, je ne le savais pas. Ensuite, il y a le côté découverte. J’ai été émerveillé par la beauté des lieux. Ensuite, il y a la rencontre avec des personnalités attachantes, engagées dans l’économie éco-responsable.
Vous avez tourné deux numéros. Après le Pays cathare, quelle sera la prochaine destination ?
Nous resterons en Occitanie et nous visiterons le Comminges, au coeur des Pyrénées.
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Quand vous reverra-t-on en César Wagner ?
Nous avons tourné deux épisodes, qui seront diffusés en début d’année. Je viens d’achever Meurtres à Chartres, avec Alexia Barlier, et j’ai débuté le tournage, à Lille, d’une série de six épisodes qui s’intitule Dans de beaux draps. C’est une comédie dans laquelle je joue un couple d’escrocs avec Éléonore Bernheim (L’Art du crime). Enfin, à partir du 7 décembre, je serai avec Ben sur la scène du théâtre Comédie Bastille, avant de nous envoler vers Tahiti pour la clôture de notre tournée. Pour faire plaisir à Ben, j’ai décidé de faire une entorse à ma conduite éco-responsable ! (Rires)
25 kilos : 3 jours pour vider son sac, lundi 18 novembre à 21h05 sur France 5