100 % logique (France 3) – Cyril Féraud : « Je voulais une émission dans laquelle on se marre »

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 22:23
© Jack Tribeca - Bestimage
L’animateur de Slam (France 2) et de Duels en familles (France 3) lance, ce soir, la troisième saison de ce programme, qui séduit un large public.

Ce jeu redémarre après avoir fait d’excellents scores d’audience : en moyenne, 3 millions de téléspectateurs lors de la dernière salve. Qu’est-ce qui fait, selon vous, son succès ? 

Cyril Féraud : C’est le seul jeu auquel tout le monde peut participer : un enfant de 10 ans, comme ses parents ou ses grands-parents. Il est ouvert à tous, quel que soit le métier ou le niveau d’études. Nos questions ne testent que la logique, l’observation et le bon sens. Cela permet de se challenger en famille, devant sa télé, et surtout, de ne pas se sentir dévalorisé. Car dans des quiz de culture générale, on peut se dire, parfois, quand on ne sait pas, que l’on n’est pas assez cultivé. Là, le fait de ne pas avoir la réponse en début d’émission ne veut pas dire que l’on ne trouvera pas l’ultime réponse, celle que seuls 1 % des gens arrivent à trouver… 

Comment parvenez-vous, d’une émission à l’autre, à diversifier les questions ? 

C’est un véritable casse-tête. Dans une soirée, il ne faut pas avoir les mêmes typologies de questions. L’autre paramètre, c’est le classement par niveau de difficulté. Nous les envoyons donc en amont à un panel, et nous les classons ensuite selon le pourcentage de réponses justes : 95 %, 80 %… pour arriver à la question à 1 %. Mais il arrive que vingt questions nous reviennent avec le même pourcentage de bonnes réponses. Nous sommes donc obligés d’en jeter dix-neuf ! Ou alors, de simplifier ou de complexifier les questions, pour obtenir d’autres taux auprès du panel. 

Qu’est-ce qui différencie la version française de la version britannique… 

L’ambiance, déjà. La version britannique a davantage un côté Maillon faible. Quand un candidat se trompe, on lui tombe dessus. Moi, je voulais une émission dans laquelle on se marre, et où je puisse aller titiller les candidats. Ensuite, pour étirer l’émission jusqu’à 2 heures 15 (contre 45 minutes pour la version britannique, ndlr), on a créé des jokers, des manches, des questions de rattrapage, des bonus visuels… Et puis, on a de nombreux happenings, comme des magiciens, des majorettes. Ce soir, il y aura dans le public deux anciennes Claudettes. Pouvoir danser sur Alexandrie Alexandra avec elles… quel moment ! 

Vous allez aussi animer, prochainement, un jeu baptisé The Floor, sur France 2. De quoi s’agit-il ? 

Il y a au départ cent candidats, debout face à moi, sur un sol géant. Chacun est propriétaire d’une case et d’une catégorie, comme les animateurs télé, par exemple. Sur des duels visuels de 45 secondes, ils devront affronter la case voisine pour la remporter. Celui qui aura gagné les cent cases du sol repartira avec 100 000 euros. C’est un jeu feuilletonnant : on démarre avec cent candidats, et ce n’est qu’au bout de plusieurs semaines que l’on connaît le grand gagnant. Le décor est gigantesque, il y a un côté très Squid Game, la série de Netflix, dans la forme. 

100 % logique : la réponse est sous vos yeux, samedi 11 novembre à 21h10 sur France 3

Par
Thomas Gaetner