En 1752, à Bologne, les orages terrifient la population. Par le grand nombre de ses tours, la ville constitue un véritable aimant à éclairs, qui déclenchent d’effroyables incendies meurtriers. Animée par le souhait de protéger sa cité, la physicienne Laura Bassi se plonge dans l’étude de l’électricité…
Née à Bologne en 1711, elle fut la deuxième femme à obtenir un diplôme après la Vénitienne Elena Cornaro Piscopia (1678), et la première au monde à devenir professeure d’université. Laura Bassi n’a que 21 ans lorsqu’elle devient titulaire d’un doctorat en philosophie universelle, c’est-à-dire de physique expérimentale, et se voit nommée enseignante à l’université de Bologne. Ses travaux remarquables sur les phénomènes électriques ont impressionné les grands esprits de son époque. La jeune femme correspondait avec le physicien Alessandro Volta (qui a laissé son nom à l’unité électromotrice), ainsi qu’avec Voltaire, entre autres. Perfectionnant les travaux de Benjamin Franklin sur la foudre, elle a notamment beaucoup travaillé sur les principes du paratonnerre.