Un jour à Bologne en 1752 (Arte) – Le défi de Laura Bassi, l’une des premières femmes physiciennes en Europe

Publié le 7 septembre 2024 à 12:19
ARMANDS VIRBULIS / RAIMONDS BIRKENFELDS / ARTE
Si son nom est peu connu, cette mathématicienne et physicienne italienne reste l’une des figures féminines les plus significatives de l’histoire des sciences.

En 1752, à Bologne, les orages terrifient la population. Par le grand nombre de ses tours, la ville constitue un véritable aimant à éclairs, qui déclenchent d’effroyables incendies meurtriers. Animée par le souhait de protéger sa cité, la physicienne Laura Bassi se plonge dans l’étude de l’électricité…

Née à Bologne en 1711, elle fut la deuxième femme à obtenir un diplôme après la Vénitienne Elena Cornaro Piscopia (1678), et la première au monde à devenir professeure d’université. Laura Bassi n’a que 21 ans lorsqu’elle devient titulaire d’un doctorat en philosophie universelle, c’est-à-dire de physique expérimentale, et se voit nommée enseignante à l’université de Bologne. Ses travaux remarquables sur les phénomènes électriques ont impressionné les grands esprits de son époque. La jeune femme correspondait avec le physicien Alessandro Volta (qui a laissé son nom à l’unité électromotrice), ainsi qu’avec Voltaire, entre autres. Perfectionnant les travaux de Benjamin Franklin sur la foudre, elle a notamment beaucoup travaillé sur les principes du paratonnerre. 

Un jour à Bologne en 1752, samedi 7 septembre à 23h20 sur Arte

Par
Hacène Chouchaoui