Comment avez-vous accueilli la proposition de succéder à Tomer Sisley dans ce rôle de voyageuse dans le temps ?
Sonia Rolland : J’ai d’abord été séduite en regardant la première saison, puis rapidement effrayée en découvrant la quantité de textes qu’il fallait mémoriser, surtout que je n’avais pas de prompteur ! Pour moi, ce fut un exercice assez périlleux. C’était d’autant plus difficile que, durant la même période, je tournais la saison 7 de Tropiques criminels en Martinique. Mais j’adore relever les challenges !
Qu’est-ce qui a été le plus difficile, dans ce rôle de narratrice ?
Faire abstraction de la caméra, tout en établissant une complicité avec elle. Très vite, j’ai imaginé qu’elle était un personnage à qui je racontais l’Histoire de France. Il me fallait aussi trouver le ton juste : jouer l’empathie quand il le fallait, comme lors de l’exécution de Marie-Antoinette, et, lorsque l’histoire s’y prêtait, apporter un peu de légèreté, de désinvolture et, parfois, une pointe d’ironie.
À lire également
Sonia Rolland dévoile enfin l’identité de son mari : un comédien qu’elle connaît depuis 20 ans !
Quel rapport entretenez-vous avec l’Histoire ?
Je suis une passionnée d’Histoire, particulièrement celle de France. Étant née en Afrique, je la connaissais peu. Mon papa m’en avait raconté les grandes lignes, mais j’ignorais beaucoup de ces détails que l’on ne trouve même pas dans les manuels scolaires. J’ai donc eu beaucoup de plaisir à apprendre ces aspects méconnus de l’Histoire de France, et à les partager avec les téléspectateurs.
Justement, de par votre ascendance africaine, ne regrettez-vous pas que la traite des Noirs n’ait pas été abordée à travers des figures célèbres comme l’abbé Grégoire, qui fit abolir l’esclavage sous la Révolution ?
Évidemment ! J’aurais bien aimé que l’on évoque aussi le Chevalier de Saint-Georges, ce gentilhomme guadeloupéen, introduit à la cour de Louis XVI, musicien virtuose doublé d’un redoutable escrimeur. Je le regrette, mais le format de 52 minutes nous obligeait à faire des choix.
À lire également
On ne vous a jamais vu jouer dans un film d’époque. Ce voyage dans le temps vous a-t-il donné des envies ?
J’en rêve ! Mon plus grand souhait serait d’incarner Jeanne Duval, la maîtresse métisse de Charles Baudelaire. Je lance un appel au réalisateur assez audacieux pour se lancer dans ce projet.
Notre Histoire de France, mardi 25 novembre à 21h10 sur France 2