Sigourney Weaver a marqué de son empreinte le monde du cinéma. Pour son premier rôle principal, elle campait le lieutenant Ellen Ripley dans Alien, le huitième passager, célèbre film de Ridley Scott sorti en 1979 et récompensé d’un Oscar. Accédant rapidement à la notoriété internationale, elle continuera d’incarner l’héroïne dans les volets suivants de la franchise. Mais Sigourney Weaver refuse de se laisser enfermer dans un seul genre. Au cours d’un entretien exclusif, tourné dans sa ville natale de New York, elle revient sur quatre décennies d’une carrière atypique…
Elle est dans l’action
En 1979, en incarnant l’inoubliable Ripley, dans Alien, de Ridley Scott, Sigourney a forgé pour le cinéma viril la première guerrière invincible, ouvrant la voie à tant d’autres : Sarah Connor (Linda Hamilton) dans Terminator, ou Katniss Everdeen (Jennifer Lawrence) dans Hunger Games.
Elle est inclassable
De L’Année de tous les dangers à Working Girl, où Sigourney Weaver jouait une odieuse businesswoman, en passant par S.O.S. Fantômes, elle n’a cessé d’échapper aux étiquettes. En 2020, on ne l’attendait pas dans la série Dix pour cent, où la star montrait qu’elle était aussi capable d’autodérision, dans une version cougar d’elle-même : « C’était intéressant d’inverser les vieux clichés. »
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Elle est engagée
Sigourney défend l’égalité des sexes et les droits des femmes. « Les choses n’ont pas suffisamment changé. Il va falloir continuer à pousser si l’on ne veut pas en rester là », estimait-elle en 2022, lors de la sortie du film Call Jane, sur un réseau clandestin d’aide à l’avortement. Sa fibre militante ne date pas d’hier. En 1988, elle portait le message écologique de Dian Fossey avec Gorilles dans la brume, puis en 2009, celui de James Cameron dans Avatar.
Sigourney Weaver : héroïne de style, mercredi 5 juin à 23h00 sur Arte
Isabelle Magnier