Il était une fois… des tueurs en série, devenus les ogres de nos contes modernes. De Dahmer au Silence des agneaux en passant par Faites entrer l’accusé, on ne compte plus les fictions, émissions ou documentaires consacrés à ces criminels. A l’aide d’extraits de films patrimoniaux, d’archives d’émissions de télévision cultes et de séries d’aujourd’hui, ce film explore notre fascination pour les tueurs en série par le prisme de la pop culture. Une curiosité insatiable qui questionne les pulsions inavouables de nos sociétés contemporaines.
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Parmi les intervenants du documentaire, on retrouve l’écrivain Maxime Chattam, qui analyse la trajectoire d’Ed Gein, un fermier du Wisconsin qui a traumatisé l’Amérique des années 50. « C’est un type qui vivait dans une ferme immonde. Lorsque les enquêteurs ont débarqué chez lui, ils ne pouvaient pas avancer tellement il y avait des trucs partout ». Un décor qui a inspiré l’action du film Massacre à la tronçonneuse, dont l’intrigue se déroule dans une ferme isolée où demeure une famille de cannibales.
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Ed Gein a également donné à Alfred Hitchcock l’idée du personnage de Norman Bates dans « Psychose ». « Il était proche de sa maman, qu’il ne voulait pas quitter » souligne le mari de Faustine Bollaert. En effet, après la disparition de sa mère Ed Gein, bascule dans l’horreur, et tente de la « faire revivre » par tous les moyens en commençant par des incantations sur sa tombe… Dans sa folie, Ed poursuit son macabre projet en déterrant des cadavres afin de reconstituer le corps de sa mère… avant de passer aux meurtres.
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Nécrophile, Ed Gein, conservait les organes génitaux de ses victimes et se servait de leur peau se pour construire des objets, « Les enquêteurs ont retrouvé notamment une lampe avec un abat-jour en peau humaine… » raconte Maxime Chattam. Une déviance qui a inspiré le personnage de Buffalo Bill, le tueur du film Le Silence des agneaux, qui utilisait la peau de ses victimes pour se confectionner des vêtements. En devant le mythe fondateur de nombreux film d’horreurs, Ed Gein a nourri la culture pop des années 90, et la fascination du public pour les serial killers. On oublie souvent au passage que derrière ces atroces faits divers, il y a les victimes et leurs proches. « Ce qui est problématique, c’est que les gens pensent que les tueurs en série sont des génies du crimes… heureusement ce n’est pas le cas » conclut Maxime Chattam.
Serial Killer, autopsie d’une fascination, vendredi 12 janvier à 21h05 sur France 5