A 63 ans, le Néo-Zélandais AJ Hackett est à la tête d’un business florissant, propriétaire d’une douzaine de sites de saut répartis à travers le monde. Un commerce développé dès 1988, un an après son pari fou de s’élancer en élastique du deuxième étage de la tour Eiffel. Très tôt, cet ancien apprenti-charpentier, fâché avec l’école, n’a eu qu’une envie : "Je voulais sortir de là au plus vite. Entrer dans le monde et m’amuser."
Il trouve la clé en s’inspirant d’un rituel de passage à l’âge adulte, pratiqué au Vanuatu, où les jeunes se jettent d’une tour en bois de 35 m de haut, les chevilles attachées par des lianes. Lui et quelques amis cherchent alors à pousser plus loin les limites. D’abord en sautant d’un pont de 44 m de haut. Puis d’un autre de 80 m. Avant de tenter pour la première fois un saut la tête la première, cette fois-ci en France, du haut du pont de la Caille (Haute-Savoie), haut de 150 m. Dans la foulée, AJ lance "l’opération tour Eiffel", qu’il exécute le 26 juin 1987.
Le documentaire raconte l’incroyable épopée de ce doux-dingue qui, désormais avec son fils, Jayde, encourage "les gens à sortir de leur coquille. A vivre leur vie au maximum." Quitte à croire leur dernière heure arrivée en se jetant dans le vide, comme ils peuvent le faire aujourd’hui sur la base Skypark, située sur le viaduc de La Souleuvre (Normandie).
AJ Hackett, Sa Majesté de l’extrême, sur Trek, ce lundi 7 février à 22h30.
Frédéric Lohézic