Des arbres, des arbres, et encore des arbres ! Si le département des Vosges ressemble, vu d’avion, à une immense forêt, ce n’est pas un effet d’optique. La moitié du département (48% très exactement) est boisée, ce qui représente 280000 hectares. Cette forêt plantée à l’origine par l’homme est de plus en plus menacée. Notamment par le changement climatique et les hausses de température. Comme le pointe le lieutenant Clément des sapeurs-pompiers, en dix ans, les interventions sur incendie ont été multipliées par deux, passant de 250 à 500 depuis 2011. Ce qui oblige les professionnels du feu à adapter leurs modes d’intervention.
À lire également
Sale temps pour la planète (France 5) – Mayotte, un paradis menacé
Lors d’un exercice en forêt, dans une zone inaccessible aux camions, on les voit dérouler jusqu’à 420 mètres de tuyaux pour circonscrire la zone à risques. L’une des conséquences de la hausse des températures moyennes, c’est aussi la disparition programmée de certaines espèces au fil des ans. La géochimiste Marie-Claire Pierret, spécialiste de l’analyse des sols, n’y va pas par quatre chemins et constate que « l’épicéa, c’est terminé». La forêt dite de demain, en particulier dans les Vosges, devra être constituée d’autres espèces plus résistantes. Du côté de l’Office national des forêts (ONF), on se prépare à cette transition en faisant pousser des arbustes, des chênes pubescents ou des pins de Salzmann, qui seront ensuite transplantés.
Sale temps pour la planète : mercredi 10 août à 21h00 sur France 5
Frédérick Rapilly