Elles s’en prennent aux jeunes, les attirent dans leurs filets, les rendent accros et ruinent des familles entières. Cachées derrière nos écrans, les plateformes de paris sportifs sévissent. En toute légalité. Les Etats laissent faire, ils ont trop à y gagner. Et la jeunesse sombre. Boostés par le confinement, profitant de l’engouement pour l’Euro de football, Betclic, Winamax et autres Unibet ont envahi l’espace publicitaire, recrutant ainsi de nouveaux joueurs comme à chaque grande compétition sportive…
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Le poids de l’industrie des paris sportifs en France atteint aujourd’hui 9,8 milliards d’euros. De quoi générer les pires excès de la part des bookmakers, comme préparer les enfants à être de futurs clients, notamment grâce aux influenceurs. Certains gamins n’attendent pas 18 ans pour devenir des joueurs compulsifs, comme l’explique Carolyn Harris, députée travailliste au Parlement britannique : « Au Royaume-Uni, environ 60 000 enfants, âgés de 11 à 16 ans, ont un problème d’addiction. S’il s’agissait d’héroïne, ce serait un tollé général. »
Paris sportifs, les bookmakers raflent la mise, mardi 10 octobre à 20h55 sur Arte